7ES JOURNÉES THÉÂTRALES D’EXPRESSION AMAZIGHE

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7ES JOURNÉES THÉÂTRALES D’EXPRESSION AMAZIGHE

Messagede mbibany » Lun Fév 13, 2006 09:58

7ES JOURNÉES THÉÂTRALES D’EXPRESSION AMAZIGHE
«Amezgoun n’Djerdjer» ressuscite Mohya


l'Expression du 13 février 2006 - page21

«L’Algérie a décroché ce projet après de longs pourparlers

Dédiées à la mémoire de l’illustre dramaturge kabyle, Mohya, les activités de la 7e édition des Journées d’expression amazighe s’ouvriront aujourd’hui à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Organisée par l’association Amezgoun N’Djerdjer, cette manifestation qui s’étalera sur une semaine, portera sur un bon nombre de festivités ayant particulièrement trait avec le 4e art qui commence, ces dernières années, notamment, à susciter un engouement remarquable dans la région. L’on note, en effet, l’émergence d’un véritable vivier en la matière.

Des jeunes et des moins jeunes s’adonnent avec abnégation, bien sûr, à l’art des planches. Ainsi donc, ce festival sera, sans nul doute, une véritable aubaine pour les amateurs et les férus du théâtre, pour mettre en évidence leur talent. La troupe de la Maison de la culture de la capitale du Djurdjura et celle de la wilaya de Tipaza ouvriront le bal de présentation avec des pièces intitulées respectivement L’ourse et La stérile.
Des ateliers de formation au profit des participants seront également mis sur pied sous la houlette de Rabah Yahi et Youcef Derrami. D’autre part, une exposition permanente sur la vie et l’oeuvre de Mohya, accompagnée, soulignent les organisateurs, des livres, revues et autres documents sur le théâtre, sera montée à l’intérieur du hall de la Maison de la culture de la ville des Genêts. Par ailleurs, au menu de cette manifestation, figurent aussi des communications et conférences-débats à l’image de celle qui sera animée par M.Omar Fetmouche qui évoquera «le texte théâtral». Le vendredi sera consacré à des recueillements sur les tombes de Mohya à Aït Rbah (Iboudrare) et sur celle de Matoub Lounès à Taourirt Mrassa (Beni Douala).

Par ailleurs, il est utile de noter que la 7e édition des Journées théâtrales d’expression amazighe regroupera des participants venus de plusieurs wilayas dont on peut citer entre autres Batna, Bouira, Bordj Bou Arréridj, Tipaza, Oran et Béjaïa. Enfin, pour rappel, Amezgoun n’Djerdjer, association organisatrice de ce festival, a vu le jour au début de la décennie écoulée dans la commune d’Aït Bouaddou, daïra des Ouadhias.

Depuis sa création, elle s’est attelée à oeuvrer dans le sens de concrétiser ses objectifs visant essentiellement la promotion de l’activité culturelle. Outre le théâtre qui constitue l’activité principale de cette structure, les membres d’Amezgoun n’Djerdjer s’investissent également dans la peinture, la sculpture et la poésie. En somme, les jeunes bénévoles de cette association ont su relever le défi et dans un temps relativement court, bien sûr, car une volonté inflexible et une motivation inouïe constituent la seule planche de salut de ce groupe.


Hafid AZZOUZI
Le quotidien algerien l'Expression
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Clôture des 7es journées théâtrales d’expression amazi

Messagede mbibany » Mar Fév 21, 2006 09:50

Clôture des 7es journées théâtrales d’expression amazighe


par A. Drifa

La septième édition des journées théâtrales d’expression amazighe s’est clôturée dimanche, après une semaine réservée exclusivement au quatrième art. La maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, qui a abrité cette manifestation organisée par l’association culturelle Amezgun N Djerdjer, a tenu à rendre hommage à tous les artistes algériens, particulièrement aux hommes de théâtre disparus.

Mohia, Abdelkader Alloula, Slimane Benaïssa et bien d’autres piliers de cet art ont été ressuscités à travers ces journées théâtrales. Des troupes venant de sept wilayas ont pris part à ce concours. Les organisateurs et les membres du jury ont constaté avec beaucoup de satisfaction l’amélioration du niveau des jeunes amateurs qui activent dans des associations culturelles.

En effet, les pièces théâtrales jouées à la maison de la Culture traitaient généralement des maux sociaux et des problèmes de la jeunesse algérienne. Le chômage et les conflits de générations revenaient comme un leitmotiv dans les scénarios.

L’interprétation des rôles était très impressionnante selon les spécialistes, et le théâtre d’expression amazighe a pu faire un grand pas en avant. D’une édition à l’autre, constatent les organisateurs, le niveau ne cesse de s’améliorer.

En fait, les troupes tirent bien profit des précédentes éditions et tentent avec les quelques moyens dont elles disposent d’améliorer leurs performances. Même le public a affiché un engouement particulier. Il a suivi avec beaucoup d’intérêt ces pièces théâtrales où les acteurs s’expriment dans sa langue maternelle.

En somme, la manifestation, avec tout ce qui a été inscrit au programme, est une véritable réussite qui encouragera les jeunes amateurs de théâtre à persévérer dans leur travail. En plus de leurs connaissances et de leur expérience, les artistes ont pu apprendre des nouveautés dans les ateliers qui ont accompagné ces journées théâtrales.

Après la clôture de cette septième édition, le public pourra assister durant les journées de mercredi et jeudi prochains au colloque qui portera sur la vie et l’œuvre de Si Amar U Saïd Boulifa. Le thème retenu pour cet autre hommage qu’abritera la maison de la Culture est «Boulifa, précurseur de la quête identitaire».

La cérémonie d’ouverture du colloque est prévue demain à 10 heures. On assistera par la suite à une communication de M. Nabti sur la méthode d’enseignement mise au point par Boulifa. La deuxième conférence sera organisée dans l’après-midi et sera présentée par M. Abdenour Abdesslam qui parlera de la vie et de l’œuvre de ce chercheur de la langue amazighe.

La valeur historique de l’œuvre de Boulifa sera mise en exergue jeudi par M. Kacimi, tandis que M. Chemakhe présentera une communication sous le thème «L’œuvre de Saïd Boulifa, une production de plusieurs facettes». En marge des ces activités, le public aura droit à une représentation théâtrale et à une exposition.

A. D.
Le jeune independant du 21/02/2006 (Quotidien Algerien)
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L’association Numidia lauréate du 1er prix

Messagede mbibany » Mar Fév 21, 2006 09:58

Venue spécialement de la lointaine ville d’El Bahia, à l’invitation de l’association Igelfan, pour présenter jeudi dernier la pièce Angaru ad yer tawurt (le dernier tire la porte), la troupe théâtrale Parole et action de l’association Numidia d’Oran a carrément encensé Bouzguène qui a vibré au rythme de la représentation suivie par 250 personnes.

Œuvre de Djamel Benaouf, écrivain, poète et dramaturge de l’association amazighe Numidia d’Oran, la pièce qui met en scène des morts sortis de leurs tombes à la recherche de la liberté perdue, est inspirée d’un titre de l’œuvre de Mohia Asqif n tmana. Interprétée par huit comédiens dont un enfant de 10 ans et une fille, Kahina Cherdoune, la pièce est composée de plusieurs tableaux où les sujets et les genres théâtraux diffèrent dans le fond et la forme.
A travers la pièce, présentée en présence du secrétaire général du HCA Youcef Merahi, du président de l’association Saad Zamouche et du P/APC de Bouzguène, c’est un hommage qui a été rendu non seulement aux artistes algériens tels que Lounès Matoub, Abdelkader Alloula, Kateb Yacine et tous les autres, mais aussi aux grands-parents qui, après avoir jalousement conservé le patrimoine oral, l’ont finalement transmis aux nouvelles générations.

C’est la quatrième œuvre de Djamel Benaouf et la troisième pièce jouée par la troupe Action et parole qui s’illustre par un riche palmarès. Les quatre chronologies descriptives en forme de poésie sont essentiellement extraites de plusieurs titres de pièces de théâtre, de contes et de quelques films comme El Geurrab wa salihin de Ould Abderrahmane Kaki, Hafila tassir de Azzedine Medjoubi, Jeloul lefhaymi dans un tableau de la pièce de Alloula intitulé Lejwad et Muhand Uchabande Mohia.

S. Hammoum
Source: LeSoirdalgerie.com
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