Tiaret: Semaine scientifique sur Ibn Khaldoun (mai 2006)

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Tiaret: Semaine scientifique sur Ibn Khaldoun (mai 2006)

Messagede mbibany » Mar Fév 21, 2006 09:39

Tiaret
Semaine scientifique sur Ibn Khaldoun


A l’occasion de la célébration du 600e anniversaire de la mort de l’illustre savant et penseur, Abderrahmane Ibn Khaldoun, l’université de Tiaret organisera du 18 au 23 mars prochains, une semaine scientifique et culturelle autour de la contribution d’Ibn Khaldoun à la pensée universelle.

A cet effet, un riche programme a été élaboré, a-t-on appris auprès de M. Hadj Zoubir Nasserdine, recteur de l’université de Tiaret. «Cette semaine scientifique et culturelle sera une opportunité pour les jeunes étudiants ayant des capacités et compétences, et qui veulent s’affirmer pour réussir», dira-t-il. «Pour cela, nous avons prévu un concours destiné aux étudiants de l’université de Tiaret qui portera sur le meilleur travail de recherche autour de la pensée d’Ibn Khaldoun dans les domaines de l’économie, la sociologie, les langues, la littérature, l’urbanisme, la philosophie, l’histoire, la législation et la théologie.

Par ailleurs, le meilleur poème et la meilleure œuvre plastique réalisés à la mémoire d’Ibn Khaldoun, seront des concours qui seront réservés exclusivement aux lycéens des wilayas de Tiaret et de Tissemsilt. Dans ce chapitre, nous avons prévu des après-midi poétiques et des tables rondes animées par des enseignants universitaires autour des thèmes cités plus haut. Par ailleurs, ajoute le recteur de l’université de Tiaret, le premier colloque international sur les valeurs universelles d’Ibn Khaldoun sera organisé les 16 et 17 mai 2006.

Les thèmes de ce colloque s’articuleront autour de la conception de l’économie, la méthodologie du changement social, et les efforts diplomatiques dans l’œuvre d’Ibn Khaldoun. Il faut rappeler que ce colloque verra la participation d’universitaires venant du Maroc, de Tunisie, de France, d’Espagne et de Norvège, ainsi que des chercheurs de différentes universités et centres de recherche. A cette occasion, nous informons les personnes intéressées qu’elles peuvent consulter le site de
l’université :


http://www.univ-tiaret.dz


conclut le recteur de l’université de Tiaret.


21-02-2006
Abdelkader Berrebiha


Source :La Nouvelle Republique (Quotidien Algerien)
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Sur les traces de la MUQUADIMA

Messagede mbibany » Mer Fév 22, 2006 08:12

L’Algérie célèbre le 6e centenaire de la mort d’Ibn Khaldoun
Sur les traces de La Muquadima


Par : S. S. Le : mardi 21 février 2006
Le quotidien algerien ELMOUDJAHID

A l’occasion du 6e centenaire de la mort d’Ibn Khaldoun (1406 - 2006), une journée d’étude sur cet homme universel, historien, philosophe, auteur de La Muquadima et reconnu à l’unanimité comme le père incontesté de la sociologie moderne, a eu lieu hier à Bibliothèque nationale à El-Hamma sous le haut patronage de Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture.
Présidée par M Mustapha Cherif, ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en présence de MM. Abdellah Cheriet, Abdelkader Djeghloul, écrivains, respectivement conseiller à la Présidence de la République et professeur à l’université et monseigneur Tessier, archevêque d’Alger, cette rencontre culturelle et scientifique a eu pour ordre du jour la présentation des conférences-débats et la projection d’un film documentaire sur la pensée d’Ibn Khaldoun
A cette occasion, les conférenciers ont mis l’accent sur ce personnage qui a rédigé La Muquadima et qui a embrassé la totalité des connaissances de son siècle.

Ils se sont appliqués à dégager le projet «khaldounien» et son essence islamique en tant que facteur de progrès, de préciser les multiples apports dans le domaine scientifique et de la démarche historique.


De son vrai nom, Abou Zayd Abd Al-Rahmane Ibn Mohammed Ibn Khaldoun est né en 1332 à Tunis, d’une famille d’origine andalouse. Il commence à avoir des ambitions politiques. Il sillonne l’Afrique du Nord et l’Espagne musulmane, ce qu’il lui vaudra d’être emprisonné à deux reprises.

Cette période, selon les conférenciers, lui permet toutefois de devenir un très grand érudit. Il commence à s’intéresser à l’histoire et à étudier toutes les franges de la société.
En 1372, il part s’isoler près de Frenda et consacre quatre ans à l’écriture d’une Muquadima (prolégomènes) qui est l’introduction à son histoire universelle, Kitab Al-Ibar (livres des considérations), sur l’histoire des Arabes, des Persans et des Berbères.

En 1382, après l’assassinat de son frère, il effectue le pèlerinage à La Mecque et se voit offrir une chair à la fameuse université musulmane d’Al Azhar par le sultan du Caire, qui le nomme également grand cadi (juge) malakite du Caire. En 1400, il accompagne le sultan au cours d’une expédition à Damas, afin de contrer l’invasion du chef tatar Tamerlan. En 1401, il rencontre Tamerlan, dont il devient l’hôte de marque. Ibn Khaldoun séjourne plusieurs semaines en sa compagnie puis retourne au Caire, où il meurt en 1406.


Le directeur de la BN a annoncé, à cette occasion, que durant toute l’année 2006, la Bibliothèque nationale consacrera chaque mois une conférence-débat sur ce grand intellectuel maghrébin, qui par sa méthode, préfigure l’histoire moderne.
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Le Penseur qui a eclaire les siecles

Messagede mbibany » Mer Fév 22, 2006 08:20

Sixième centenaire de la mort d’ibn khaldoun
Le penseur qui a éclairé les siècles

Le Maghreb, à l’instar de nombreux pays d’Occident, commémore, cette année, la disparition survenue au Caire, il y a 6 siècles, de l’un de ses fils, le plus prodigieux de tous : Abderrahmane Ibn Khaldoun, précurseur médiéval de l’histoire des civilisations.

Arnold Toynbee dit de lui qu’il a « conçu et formulé une philosophie de l’Histoire qui est sans doute le plus grand travail qui ait jamais été créé par aucun esprit dans aucun temps et dans aucun pays ».
Ce personnage hors pair, considéré comme l’un des plus grands historiens de tous les temps et surtout comme étant le précurseur de la sociologie moderne, a été au centre d’une journée d’étude, hier, à la Bibliothèque nationale du Hamma.
De nombreux conférenciers, dont le docteur Cheriet, écrivain et professeur à l’Université d’Alger, et Abdelkader Djeghloul, écrivain et conseiller à la Présidence, ont été invités pour discourir sur la pensée khaldounienne autour de trois concepts : « Religion et civilisation », « Sciences des sociétés » et « Histoire ».

Le plus important à souligner réside dans l’universalité de l’auteur de la Muqaddima et son avance sur son temps et sur sa société. Car en plus de nous livrer une somme considérable de connaissances sur son temps et sur son milieu social et culturel dans une démarche quasi encyclopédique (et ce plusieurs siècles avant les encyclopédies du siècle des Lumières), il peut encore, du fin fond de son XIVe siècle, expliquer nos échecs et les évolutions de nos sociétés actuelles.

C’est que Ibn Khaldoun a vécu à une époque charnière qui lui a permis d’être à la fois le témoin d’une grandeur passée et l’observateur averti et conscient d’une décadence qui s’annonçait inéluctable.

Dans son introduction à la Muqaddima, Ibn Khaldoun écrit : « J’ai suivi un plan original pour écrire l’Histoire et choisi une voie qui surprendra le lecteur, une marche et un système tout à fait à moi (...) en traitant de ce qui est relatif aux civilisations et à l’établissement des villes. »

Conscient que sa démarche novatrice est une rupture avec l’interprétation religieuse de l’histoire, il poursuit : « Les discours dans lesquels nous allons traiter de cette matière formeront une science nouvelle (...). C’est une science sui generis, car elle a d’abord un objet spécial : la civilisation et la société humaine, puis elle traite de plusieurs questions qui servent à expliquer successivement les faits qui se rattachent à l’essence même de la société. Tel est le caractère de toutes les sciences, tant celles qui s’appuient sur l’autorité que celles qui sont fondées sur la raison. »

Son avant-gardisme ne passera pas inaperçu aux yeux de nombreux penseurs et critiques occidentaux.
Vincent Montreil, dans sa préface à la deuxième traduction française de la Muqaddima, écrivait : « Ibn Khaldoun est fort en avance sur son temps... Aucun de ses prédécesseurs ou de ses contemporains n’a conçu ou réalisé une œuvre d’une ampleur comparable. »

Zineb Merzouk

ELWATAN 22/02/2006
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