Mohamed Ibn El-Hadj Ahmed El-Mokrani

Histoire de la Kabylie (ex. Wilaya III)

Modérateur: amusniw

Mohamed Ibn El-Hadj Ahmed El-Mokrani

Messagede mbibany » Mar Oct 24, 2006 10:54


Une histoire et des hommes

Mohamed Ibn El-Hadj Ahmed El-Mokrani




Mohammed Ibn El-Hadj Ahmed El-Mokrani est issu d'une famille ancienne aisée de Kal'at Beni Abbès, propriétaire de nombreuses terres agricoles.

Cette situation lui conférait le respect des tribus et de leurs chefs.

Son père, El-Hadj Ahmed El- Mokrani, fut désigné en tant que khalife (gouverneur de province) sur tous ceux qui lui firent allégeance après la publication de l'édit royal du 30 septembre 1838 mais il décéda à Marseille en 1853 à son retour des Lieux Saints.

Ce nouvel élément servit son fils aîné qui avait reçu une éducation islamique saine auprès de son père et au sein d'une famille puissante et respectée, ayant appris le Coran dès son jeune âge à l'instar de ses congénères ainsi que les bases de la langue arabe.
Ceci lui permit, par la suite, de succéder à son père et il devint Cheikh Mohammed El-Mokrani, et régna sur les habitants de sa région.

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Toutefois, l'administration coloniale faisant fi de cette fonction le nomma à une fonction subalterne, celle de bachagha.

Considérant l'attitude de l'administration française comme une offense faite à sa famille ainsi qu'à lui-même, Cheikh Mohammed El-Mokrani présenta sa démission et regagna ses propriétés à Ben Aknoun, près d'Alger, suite à l'initiative prise par les autorités coloniales de nommer l'officier Marmier, gouverneur de la région de Bordj Bou Arréridj.
Un autre officier fut également désigné pour le poste de Tazmalt, fondé par son frère Lakhdar El-Mokrani.

Aux yeux du Bachagha El-Mokrani, ces agissements furent considérés comme un déni de sa valeur, une limitation effective de son influence et une extension de l'influence française dans les régions qui étaient sous son autorité.
Il jugea donc nécessaire de s'empresser de déclarer la guerre sainte, se basant pour cela sur sa force locale.

L'initiative fut donc prise en février 1871 au cours d'une réunion importante qu'il a tenue au marché de Sidi Aïssa à laquelle assistèrent les chefs de tribus et où Cheikh El-Mokrani appela au déclenchement de la Révolution et la proclamation de la guerre sainte, guerre qu'il poursuivit inlassablement jusqu'à sa mort au champ d'honneur, au cours de la bataille d'Oued Soufflat, le 5 mai 1871.

source: le quotidien INFOSOIR 24/10/2006
mbibany
 
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