TARIQA RAHMANIA

Histoire de la Kabylie (ex. Wilaya III)

Modérateur: amusniw

TARIQA RAHMANIA

Messagede BOUKABRINE » Sam Oct 28, 2006 17:52

Sidi-M'hamed, une fondation ambitieuse à la recherche d'un acte de naissance

Parue dans "le soir d'algerie" du 28 octobre 2006

La fondation Sidi-M’hamed-Ben- Abderrahmane-Bouqabrine, le saint patron du quartier du Hamma d’Alger originaire de Bounouh, daïra de Boghni, wilaya de Tizi Ouzou, est à la recherche d’un acte de naissance officiel pour concrétiser avec le concours des pouvoirs publics et de toutes les bonnes volontés, son ambitieux programme à caractère culturel spirituel, historique et social.

Initié, dit-on, par des intellectuels, historiens, islamologues, philosophes, professeurs et cadres parmi lesquels figure un lointain descendant des Guechtouli, nom patronymique de Sidi M’hamed, le projet peine à voir le jour à cause de préjugés qui lui prêtent d’autres desseins. L’association qui ne semble pas bénéficier d’une grande écoute auprès des autorités de wilaya, sans doute à cause du manque de moyens et peut être aussi de mordant de ses initiateurs, ne vise en effet, rappelle M. Guechtouli, aucun but politique ni pour ni contre telle ou telle fraction de la société ou courant de pensée. Le laisser croire relève d’un malentendu ou de mauvaises intentions. Il s’agit en revanche, indiquet- il, de restituer et de promouvoir la pensée et l’œuvre de Sidi M'hamed fondateur de la confrérie Rahmania qui guide et inspire la vie de millions de citoyens algériens et africains. Il faut sortir ce saint homme de l’oubli de l’histoire, voire de la césure de notre histoire en tranches séparées et isolées les unes des autres, phénomène politique caractérisant notre passé pourtant très riche et glorieux. Sidi M’hamed Ben Abderahmane fait partie de notre patrimoine historique culturel et religieux. A ce titre, il représente l’une des figures qui ont forgé l’esprit de résistance de notre peuple et sa cohésion nationale, forcé le respect des pouvoirs temporels successifs de leur époque grâce à l’adhésion des populations à leurs démarches et principes généreux, une autorité morale qui s’exerçait par le savoir, la sagesse, la probité autant que par l’humilité de nos savants religieux. Sidi M’hamed est né en 1715 dans la tribu des Aït Smaïl de Boghni faisant partie de la confédération des Guechetouli descendants, paraît-il, des Getule, branche berbère implantée au pied du Djurdjura, 2500 avant l’ère chrétienne, d’après la même source. Après des études dans une zaouïa des Ath Irathen, il se rendit à La Mecque puis en Egypte où il fit de brillantes études à El Azhar avant d’être requis par le sultan du Soudan pour enseigner à ses enfants. Celui-ci lui donnera sa fille pour épouse et le chargea d’aller répandre le même enseignement dans son pays d’origine, affirment les responsables de la zaouïa de Bounouh qui a repris du service depuis deux ans après une éclipse forcée due à la terreur imposée par les hordes qui ont souillé et travesti les nobles idéaux de notre religion. L’association qui se réclame donc de Sidi M’hamed Ben Abderahmane, de sa tarika et des écritures sacrées, affirme vouloir faire dans la pédagogie et le redressement spirituel en mettant en valeur les grands savants de l’Islam algérien. Fidèles aux enseignements de leur maître, les adeptes de Sidi M’hamed disséminés à travers 240 zaouïas et mosquées du territoire national seraient à l’origine, selon M. Guechtouli, d’une trentaine de soulèvements contre l’envahisseur français entre 1871 et 1930, et ce, après que la confédération des Guechtouli eut payé un très lourd tribut au régent de l’empire ottoman. Rappelons pour terminer que l’APC de Sidi M’hamed a participé avec une forte délégation présidée par le maire au recueillement et manifestations populaires qui eurent lieu à Bounouh en avril 2006 à l’occasion de l’Achoura. Elle avait fait part de son intention d’organiser un colloque national les mois suivants sur ce saint homme fondateur de la tarika rahmania qui eut des démêlés, paraîtil, avec le dey de l’époque et les oulémas de palais avant d’être enfin toléré puis vénéré.
B. T.
BOUKABRINE
 
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TARIQA RAHMANIA

Messagede BOUKABRINE » Sam Nov 04, 2006 10:54

Assalam Oualaykoum Ou Rahmatou Allahi
Azoul fellawen

Sans doute qu’en Algérie en général et particulièrement en Kabylie, ce sont les confréries qui ont protégé et développé l’islam.

La tariqa Rahmania fondée par le saint sidi mhamed ben abderrahmane al guechtouli alazhari Al djardjari Boukabrine a cessé d'exister en tant que confrérie au début du 20eme siecle, à la suite des révoltes de cheikh aheddad et de la fameuse bataille de Zaatcha. De ce fait, même si beaucoup d'écoles se réclament de cette tariqa, en réalité ses fondements ne se retrouvent nulle part ;

Nous assistons ces derniers temps à des tentatives de réhabilitation de cette confrérie de la part de certains milieux agissant dans l’opacité la plus totale. Ainsi deux récents événements sont organisés sans que l’on sache réellement qui sont les initiateurs:

-l’organisation du regroupement au mois d’avril passé est signalé sous l’égide de l’APC de sidi m’hamed de la wilaya d’Alger sans que
réellement cette APC ne soit impliqué dans son contenu ; une visite a même été organisée sur la tombe de sidi m’hamed Abderrahmane à Ait smail de Boghni sans que les responsables locaux des affaires religieuses ne soient informées.

-La tenue au mois de septembre dernier au niveau de la mosquée de Tizi Ouzou d’une rencontre visant la création d’une association pour la réhabilitation de la confrérie.

A mon sens ce genre d’initiatives discutées et prises en « vase clos », n’aboutiront pas en raison des appréciations suivantes :

-La famille GUECHTOULI se borne (sans le déclarer) à préserver le caractère familial de la confrérie ; si le sentiment est légitime à plus d’un titre, il ne faut pas oublier que les succeseurs de sidi m’hamed ne sont nullement de la famille GUECHTOULI.

-Le caractère politique (également non déclaré) de l’association nationale des zaouiyas d’Algérie de s’approprier la confrérie ;

-La recherche de leadership de certaines zaouiyas en particulier « El Hamel » et recement « Djelfa ».

-La non implication, volontaire ou non, des autorités compétentes du ministère des affaires religieuses notamment la direction de wilaya de Tizi Ouzou.

La réhabilitation de la confrérie RAHMANIA est un objectif éminemment important pour l’avenir de l’islam en Kabylie. Cette réhabilitation ne peut cependant se faire que si l’ensemble des concernés est impliqué, notamment :

-en premier lieu la zaouiya d’Ichallathen ou a été fondée cette Tariqa,

-ensuite les zaouiyas écoles de cette Tariqa à savoir les zaouiyas de Mila, Constantine, Biskra et Boussaâda ;

-la direction de wilaya des affaires religieuses et des wakfs de Tizi Ouzou

-les universitaires spécialistes en la matière ;

-la Zaouiya de Bounouh.

Je souhaite des contributions sur ce sujet pour une meilleure prise en charge de la question loin des velléités politiques, électoralistes ou tribales mais pour réhabiliter l’islam de nos ancêtres, le vrai et non celui des wahhabites.

Abderrahmane BOUKABRINE
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