LARBAA NATH IRATHEN

Histoire de la Kabylie (ex. Wilaya III)

Modérateur: amusniw

LARBAA NATH IRATHEN

Messagede Idir » Mar Sep 06, 2005 08:58

Larbaâ Nath Irathen

Baptisée Fort-Napoléon suite à sa conquête par le maréchal Randon, Fort National après l’avènement de la IIIéme République en France, aujourd’hui de son vrai nom Larbaâ-Nath Irathen “Ville des lions” d’après l’étymologie du mot “Ayirath”, cette ville tient plus de son histoire que d’une beauté qui doit s’imposer au regard

Il n’en demeure pas moins que ses sites historiques (ancienne caserne, Tabana) captivent. Citadelle millénaire, capitale des Ath Yirathen sur laquelle veille Sidi Hend Awanu dont le mausolée se trouve à la caserne militaire construite par le jeune maréchal Randon à la conquête de la ville en 1857.

Larbaâ-Nath Irathen, chef-lieu de commune et de daïra est située à 930 m d’altitude , à 30 km de Tizi Ouzou sur la RN 15 en direction de Ain El Hammam. Pour la rejoindre, “les chemins sont fort nombreux, on a beau choisir le sien, ce sont tous les chemins qui montent”, disait le dicton.

Trois itinéraires aux routes sinueuses, toujours grimpantes dans les montagnes, qui vous donneront le mal de tête mais la hâte et l’empressement de voir cette ville historique et Sidi Hend Avwanu vous feront oublier cette peine à votre arrivée.

La ville d’antan s’ouvrait et se fermait aux visiteurs par deux hautes portes scellées. Trois rues la traversent : la rue d’en bas, la rue d’en haut et au centre, la rue principale.

Le terrain sur lequel est construite la caserne, œuvre du maréchal Randon, représente les 3/4 de cette cité. En contre-bas de l’ancienne mairie, actuellement siège de la sûreté de daira, se trouve l’inspection de l’enseignement primaire où Mouloud Feraoun était directeur en 1952. C’est d’ailleurs cette ville, qui lui a inspiré le titre de son livre “Les chemins qui montent”. L’ancienne église est actuellement devenue une mosquée. La mairie actuelle est construite sur le terrain se trouvant à côté de l’ex-centre d’enfants de chouhada où Ferhat Mehenni a vécu une bonne partie de sa jeunesse. Pendant la Guerre de Libération nationale, Larbaâ Nath Irathen fut déclarée zone rouge.

La bataille d’Ichariden

c’est le 24 mai 1857 que le maréchal Randon parvient à atteindre Larbaâ Nath Irathen. Il jeta les bases d’une forteresse, devenue plus tard, Fort-National.
Plus de 300 soldats français ont été atteints, tombés à leur arrivée, sur la ligne défensive se trouvant à Ichariden. L’élan des troupes fut arrêté net malgré les efforts des officiers.
Mais l’arrivée des renforts allait avoir raison sur les défenseurs de cette position, les luttes au corps à corps eurent lieu et le village d’Ichariden fut assiégé par les troupes ennemies, mais au prix de pertes considérables. Ce village fut aussi le théâtre d’une deuxième bataille en 1871, une grande révolte qui affecta la Kabylie d’abord, le Constantinois, l’Algérois et l’Oranie ensuite, le village d’Ichariden fut attaqué par les troupes d’occupation. Le jour de l’anniversaire du précédent combat en 1857. Mais ni l’occupation d’Ichariden ni la mort du chef de l’insurrection El Mokrani ne vinrent à bout des révoltes qui continuèrent leur lutte avec beaucoup d’espoir de vaincre un jour l’occupant et de voir leurs pays indépendant.


Extrait de:
Larbaâ Nath Irathen ,Entre le passé, le présent et l’avenir-Hamid Meradji
La Depeche de kabylie 06/09/2005
Idir
 

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