Le chantre de la musique targuie, Athmane Bali, est décéde

Les Hommes bleus du Hoggar, Tassili et l'Afrique Subsaharienne (au sud de l'Algerie et la Libye, au nord du Niger, Mali, et du Burkina Faso).

Modérateur: mbibany

Le chantre de la musique targuie, Athmane Bali, est décéde

Messagede mbibany » Sam Juin 18, 2005 23:01

Le chantre de la musique targuie, Athmane Bali, est décédé à l’âge de 52 ans, suite à la crue provoquée par les fortes chutes de pluie qui se sont abattues sur Djanet. Athmane Bali, de son vrai nom Mebarek Athmani, a été surnommé le blues de l’oasis. Il est né en 1953 à Djanet, au village d’Ouballou, dans un environnement de mélomanes et de poètes. Il était à la fois auteur, compositeur et interprète du tindé. C’est lui qui a sorti ce genre musical de la région de Djanet pour le transporter à d’autres parties du territoire national et à l’étranger, reconnaissent nombre de spécialistes.
Othmane Bali est parti sans avoir achevé son œuvre. Œuvre immense comme son désert natal et sa culture targuie. Etudiant en médecine, il achète un luth. Cet instrument sera son compagnon de route. Il fait des recherches. Et trouve des trésors. Et il écrit des textes en TAMACHEQ et en ARABE. Et chante. D’une voix chaude. Forte et présente. Il met en place un ensemble. A sa tête, sa mère, Khadidjata. Elle est avec lui partout où il passe. La musique est une affaire de famille chez les M’barek, nom d’état civil de Othmane Bali. « Je jouais du luth, mais comme je ne maîtrisais pas cet instrument, j’ai dû compter sur ce qu’on appelle l’oreille musicale », confie-t-il un jour. Au cours de ses voyages, l’artiste a rencontré l’Américano-Indien, Sherokee, Steve Shehan, compositeur à l’imagination fertile, qui cherchera son inspiration dans les moiteurs des continents. Rencontre bénéfique puisque trois albums seront produits. En 1995 et 1997, il enregistre deux CD dans la capitale française, ASSOUF (nostalgie) et ASSAROUF (le pardon) avec Steve Shebran, un percussionniste bassiste franco-américain, avec qui il travaillait depuis 1992.
L’enregistrement se fait dans une cuisine aménagée. Il n’aime pas trop les studios et leur univers. Il aime bien puiser dans la gamme « pentatonique » reconnaissable dans les pays du Sahel et du Maghreb. S’il adore l’« impro », Othmane Bali se forme en musique, lit des partitions et en écrit. Il dépasse les « logiques » mathématiques de la musique et en rajoute des couches. Il joue du « contemporain touareg », comme il aime à le désigner, quoi ! Il est méfiant à l’égard de la télévision. « Je suis contre les clips. Je ne pourrai être d’accord que si le scénario est adapté à la chanson interprétée », nous a-t-il dit lors d’une rencontre à Djanet. Il nous a également confié toute sa peine de se sentir « oublié ». « On a toujours voulu nous folkloriser.
mbibany
 
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Does not decrease that Al-Thawra is rebellion

Messagede Thanks very hereunto the » Sam Déc 10, 2005 13:55

Does not decrease that Al-Thawra is rebellion...Indeed him the request in the truths
Thanks very hereunto the
 


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