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Tamanrasset: Sahéliennes,un apport efficace dans l’écono

MessagePosté: Mer Avr 05, 2006 09:43
de mbibany
Communautés Sahéliennes à Tamanrasset
Un apport efficace dans l’économie locale


De 50 habitants en 1920, Tamanrasset est passée, à fin 2003, à plus de 180 000 habitants. Si, bien sûr, des Africains noirs (généralement des anglophones) utilisent ce passage pour regagner l’Europe, d’autres se sédentarisent. Ils apportent un savoir-faire qui s’adapte parfaitement aux spécifités de la région. Il s’agit des communautés sahéliennes venant du Niger, du Mali, du Burkina Faso et de Mauritanie.


Des ethnies qui ont pour nom Idarawaten, Hawsaphones, Magobrawa, Maures et Songhaï. Des hommes et des femmes qui, pour survivre, s’adonnent à des activités qui contribuent à l’économie de Tamanrasset. Actuellement, six locaux font le May nama (ou grillade à la braise) et 150 petits ateliers œuvrent dans la confection d’habits (homme et femme).
D’autres ethnies travaillent dans la récupération en transformant des fûts en valise de fer que les agences de tourisme achètent (1200 DA l’unité) ou en recouvrant les bidons de plastique de tissu qu’ils rétrocèdent surtout aux immigrés qui lorgnent l’Europe (100 DA) sinon des chambres à air à remplir d’eau (300 DA).
Des Africains noirs activent également comme cordonnier ou rechapent les pneus usagés en utilisant, dans les deux métiers, du fil pour réparer les dégâts. Chaque groupe ethnique tente de préserver une sorte de monopole dans son domaine. En tout cas, l’apport de ce savoir-faire pourrait constituer un soubassement d’une intégration économique entre le Sahara et le Sahel. Toutes ces informations ont été communiquées, hier, par Dida Badi, chercheur au Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH).
Un véritable travail de terrain avec un tas d’indications utiles. Un travail dont il a rendu un résumé lors d’une conférence portant sur le thème « Le rôle des communautés sahéliennes dans l’économie d’une ville saharienne : Tamanrasset ». Cette conférence s’inscrira désormais dans « Les mardis du savoir » qu’organisera régulièrement le CNRPAH, dont le directeur, Slimane Hachi, a annoncé hier son instauration. « L’Algérie sera, en 2007, la capitale de la culture arabe », dira-t-il et le centre qu’il dirige « a été choisi pour driver un certain nombre d’activités », indiquera-t-il. Au programme, la traduction en arabe de cinq ouvrages, mais aussi et surtout l’organisation de plusieurs colloques internationaux. Comme celui devant porter sur le Sahara ou celui sur l’oralité, la vocalité et la sculpturalité en Afrique du Nord.

Salah Eddine Belabes
ELWATAN-Edition du 5 avril 2006

MessagePosté: Mer Avr 05, 2006 11:12
de M.Teennery

Kidal (azawad)

MessagePosté: Mer Avr 05, 2006 11:20
de M. Teennery
Site of Kidal:

http://www.ayor54.tk/