Aït Ahmed à Alger pour réveiller l’opposition

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Aït Ahmed à Alger pour réveiller l’opposition

Messagede tizizwit » Mar Sep 04, 2007 13:57

Le leader historique du ffs rentre de suisse

Aït Ahmed à Alger pour réveiller l’opposition
Par : Nadia Mellal, Liberté, 2 septembre 2007

Les militants qui ont réservé hier un accueil chaleureux à Hocine Aït Ahmed attendent surtout de lui qu’il mette de l’ordre au sein du FFS en proie aux dissensions internes.

Le retour hier de Hocine Aït Ahmed, le président du Front des forces socialistes (FFS) en Algérie, n’est pas passé inaperçu. Ceci, grâce à l’accueil que lui ont réservé les militants de son parti à l’Aéroport international d’Alger. Dès midi, en effet, des militants FFS ont commencé à se rassembler à l’entrée de l’Aéroport international pour accueillir leur leader. Tenant des pancartes sur lesquelles ont pouvait lire “AÏt Ahmed, président du FFS”, sans aucun autre slogan ou commentaire, ces militants, deux cents environ, observaient le silence.
L’arrivée du leader du parti en provenance de la Suisse était programmée à 14h50, et à mesure que l’on se rapprochait de cette heure, la foule devenait de plus en plus compacte, bruyante et impatiente de revoir le leader de leur formation qui doit prendre part au IVe congrès de son parti prévu les 6 et 7 septembre à Zéralda. À 14h, la foule a décidé de pénétrer dans l’enceinte de l’aéroport d’Alger.
Les services de l’ordre ont laissé faire. À un militant qui commençait à chahuter, rouspéter et à critiquer le manque d’organisation, un responsable du service de l’ordre lui dira en vue de l’apaiser : “La venue de Aït Ahmed n’intéresse pas le FFS seulement, mais concerne tout le pays.” Cette explication a eu pour effet de convaincre le militant en question de garder son calme et son sang-froid. Ceci étant, la foule était surchauffée et attendait impatiemment le retour de leur leader. Tous voulaient en effet être dans les premiers rangs. D’où une importante bousculade qui a failli tourner à l’émeute. Les services de l’ordre tout comme les organisateurs de l’accueil ont eu beaucoup de difficultés à contenir la foule qui grossissait de plus en plus à mesure qu’on approchait de l’heure de l’arrivée d’Aït Ahmed. Karim Tabbou, le premier secrétaire national de ce parti, récemment désigné à ce poste, arrivé accompagné des membres de ce parti, à l’aéroport vers 14h30, a donné des consignes aux organisateurs avant d’aller accueillir avec d’autres responsables du FFS leur patron à sa descente d’avion. L’apparition du président du FFS vers 16h10 a failli provoquer l’émeute. Tout le monde voulait voir et toucher le président du parti. Surchauffée, la foule scandait des slogans traditionnels et chers au parti: “Pouvoir assassin”, “Da El Hocine, Mazalna Mouaaridines (nous sommes encore dans l’opposition”, “Assa azeka, FFS yella yella(aujourd’hui et demain, le FFS existera, existera)”. Aït Ahmed qui était difficilement accessible au regard de l’importance de la foule et de l’infranchissable impressionnant cordon de sécurité dressé autour de lui était apparu en bonne santé. Un peu pâle, mais souriant et en bonne forme.
Les journalistes présents en surnombre pour couvrir l’évènement n’ont pu arracher une moindre déclaration à Aït Ahmed, compte tenu de la cacophonie qui y régnait. Aussi le patron du FFS qui se frayait difficilement un chemin pour gagner la sortie de l’aéroport était suivi par la foule qui continuait à scander les mêmes slogans hostiles au gouvernement : “Khadarine, sarakine oua ikoulou wataniyine(arnaqueurs et voleurs et ils disent qu’ils sont nationalistes)”, “pouvoir assassin”, “Assa azeka D’a El Hocine Yella yella”. Une fois à l’extérieur de l’aéroport, Aït Ahmed a rejoint le véhicule qui l’attendait pour intégrer le siège national du parti à El-Mouradia à Alger et se réunir avec les membres du conseil national du FFS, laissant derrière lui la foule. Cette foule composée de militants fonde beaucoup d’espoir dans le retour de Da l’Hocine : “La venue de Aït Ahmed est un signe mobilisateur”, nous dira un militant. Un autre nous expliquera que “sa venue incarne l’espoir d’un changement réel au FFS”. “C’est une personnalité historique qui pèse sur les choses et peut en finir avec la crise qui secoue notre parti”, pense un autre militant. Aït Ahmed sera-t-il candidat lors du congrès à sa propre succession ? “Pour nous, ce n’est pas les questions organiques qui priment mais plutôt politiques”, dira un autre militant précisant qu’il est question “d’une initiative nationale de sortie de crise du FFS représentant une rupture avec l’actuel système en fin de règne et à laquelle prendront part les syndicats autonomes et des personnalités historiques et autonomes et indépendantes à l’image de Mehri et Hamrouche.” La venue d’Aït Ahmed, qui a suscité l’enthousiasme et l’espoir de ses militants, sera-t-elle capitalisée par ce dernier pour remettre de l’ordre dans un parti miné par des crises successives et le départ d’un nombre important de ses cadres ? La réponse à cette question viendra du congrès.

NADIA MELLAL
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Aït Ahmed rencontrera les anciens de 1963 demain

Messagede tizizwit » Mar Sep 04, 2007 16:29

Alors que les travaux du 4e congrès du FFS débuteront jeudi matin

Aït Ahmed rencontrera les anciens de 1963 demain
El Watan, 4 septembre 2007

Présent à Alger depuis samedi, Hocine Aït Ahmed rencontrera demain les anciens militants de 1963 avant de présider ce jeudi les travaux du 4e congrès du FFS.

C’est ce que nous a affirmé hier le premier secrétaire du parti, Karim Tabbou. Selon lui, une rencontre nationale des anciens de 1963 sera organisée demain au siège national du parti, en présence d’Aït Ahmed qui assistera également à la cérémonie de transfert de la stèle de Belaïd Aït Medri (nationaliste et l’un des premiers militants du FFS assassiné par le régime de Ben Bella en 1964) de la commune d’Aït Yahia (Tizi Ouzou) vers le siège national du parti. La rencontre du « zaïm » avec les militants du FFS de 1963, présentés comme étant les principaux meneurs de la fronde qui est à l’origine de la crise que couve le FFS depuis quelques mois, sera sans aucun doute une opportunité pour lui de remettre de l’ordre dans la maison. M. Aït Ahmed ne laissera certainement pas passer cette opportunité pour ressouder les rangs de son parti en prévision des élections locales de novembre prochain. Il usera certainement de son expérience et de son charisme pour surmonter les difficultés et remettre sa formation politique sur les rails. Sa venue en 2004, rappelons-le, a permis au FFS de résoudre une crise similaire, provoquée à l’époque par la démission de Mustapha Bouhadef de son poste de premier secrétaire du parti. En plus de ces deux activités, le chef charismatique du vieux parti de l’opposition en Algérie assistera le même jour à la réunion de la convention thématique, dont les travaux seront ouverts à 15h à Zeralda sous la présidence de Mohamed Amokrane Chérifi. Aucune rencontre officielle avec des personnalités politiques nationales, affirme M. Tabbou, n’est prévue avant le congrès. Selon notre interlocuteur, les préparatifs de ce rendez-vous se poursuivent toujours. « Nous avons déjà organisé la réunion du secrétariat national et celle de la commission nationale de préparation du congrès », déclare-t-il. Hier encore, les militants répartis sur différents ateliers s’affairaient à finaliser les textes et les réflexions devant être débattus par les 1100 congressistes. Outre la résolution des problèmes internes du FFS, l’enjeu de ce rendez-vous est la présidence du FFS. Un poste qui est, selon certains observateurs, à l’origine de tous les remous que connaît le parti. L’on se demande, dans ce sens, si le vieil opposant acceptera de diriger pour un mandat supplémentaire le FFS. En a-t-il encore les capacités physiques ? Dans un entretien accordé à El Watan au début du mois d’août dernier, M. Tabbou a affirmé que « Hocine Aït Ahmed jouit de toutes ses capacités physiques et intellectuelles et que les militants du FFS lui demanderont de rester à la tête du parti ».

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Aït Ahmed veut ressouder les rangs

Messagede tizizwit » Jeu Sep 06, 2007 12:18

Le quatrième congrès du Front des forces socialistes s’ouvre aujourd’hui à Zéralda

Aït Ahmed veut ressouder les rangs
El Watan, 6 septembre 2007

C’est le jour J : le grand rendez-vous du 4e congrès du FFS qui s’étalera sur deux jours, dont les travaux s’ouvrent ce matin à la Mutuelle générale des matériaux de construction à Zéralda. Présenté comme le « congrès du millénaire », il sera présidé par Hocine Aït Ahmed lui-même, arrivé le 1er septembre à Alger après trois ans d’absence.

C’est donc un grand jour pour une formation souvent décrite comme la « locomotive » de l’opposition démocratique dans notre pays, et à ce titre, tous les regards seront rivés ce week-end sur ce qui va sortir de ces assises de Zéralda. Quelque 1100 congressistes y sont attendus, en plus des hôtes de Hocine Aït Ahmed comme Mouloud Hamrouche et Abdelhamid Mehri, des représentants de la société civile ainsi que plusieurs invités de structures politiques étrangères, principalement des délégués de l’Internationale socialiste dont le FFS est membre. Ce congrès, est-il utile de le souligner, arrive exactement sept ans après la tenue du troisième congrès qui s’était déroulé du 24 au 26 mai 2000, à Tipaza. Les participants ont pu se plonger prématurément dans le bain en étrennant leurs travaux hier par une convention thématique qui avait pour libellé « Les objectifs du millénaire des Nations unies pour le développement ». La convention a été présidée par Mohand Amokrane Chérifi, expert international, sous le parrainage du premier secrétaire national, Karim Tabbou. Ce que l’on peut dire d’emblée à propos de cet important rendez-vous politico-organique, c’est qu’il devrait permettre à la grande famille du FFS de se retrouver, de se parler et de crever tous les abcès cumulés au gré des conflits internes qui ont miné la vie du parti et qui se sont exacerbés depuis la démission tonitruante de Mustapha Bouhadef du secrétariat national en 2004. Les derniers temps n’ont pas été, faut-il le dire, de tout repos pour la nouvelle direction qui a eu à affronter des menées frondeuses dans nombre de sections. Il y a eu aussi la montée au créneau de certains « historiques » du parti, des « militants de 1963 » auxquels le président du FFS a accordé une audience spéciale hier. Beaucoup a été dit et écrit sur la gestion « jacobine » des affaires du parti, avec un certain ostracisme comme corollaire. L’épisode des militants sévèrement rabroués rue Souidani Boudjemaâ, devant le siège national, a laissé perplexe une opinion publique guère habituée à ce genre de brimades de la part d’une formation fortement ancrée dans la culture démocratique. Autorité suprême et figure arbitrale, Hocine Aït Ahmed, le « patriarche » incontesté, sera certainement très sollicité sur ce chapitre, appelé qu’il est à peser de tout son poids et de toute son aura pour apaiser les tensions qui sourdent et « rabibocher » les frères brouillés. Karim Tabbou avait commencé le travail en annonçant lors de rendez-vous précédents que son parti était sorti de la « zone de turbulences » et que ces remous étaient davantage l’expression d’une « décantation positive ». Et, à propos du « patriarche » Da l’Hocine, certains observateurs voient dans la question de la « succession » au guide octogénaire l’un des principaux enjeux de ce 4e congrès. Une question jugée absurde, au mieux « prématurée » aux yeux de la base, y compris les « jeunes loups » pour qui le vieux leader de 81 ans a encore de belles années devant lui. Le nom de Hamrouche avait surgi à un moment donné en prévision de la présidentielle de 2009, mais la polémique s’est vite tassée tant la perspective d’un FFS sans « Aït » apparaît, pour l’heure, totalement exclue. Toujours est-il que la modernisation du parti dans le sens d’une « dézaïmisation », avec des instances plus autonomes, plus ouvertes et plus souples organiquement, s’imposera sans doute en filigrane du conclave de Zéralda, avec comme objectif tacite le renouvellement de confiance à l’actuelle équipe. L’enjeu, in fine, est le relookage de l’appareil du FFS afin de lui éviter le sort de plusieurs formations d’inspiration traditionnelle « fossilisées » par un mode de fonctionnement archaïque. Sur un autre registre, ce congrès s’annonce comme un forum à même d’ouvrir un large débat pour la relance de l’initiative politique, et ce, dans un contexte où le pays tout entier apparaît comme sclérosé, sentiment accentué par les retombées psychologiques et politiques de la maladie du Président comme l’atteste une certaine déliquescence des institutions et un ralentissement patent du rendement de l’Exécutif. En dernière analyse, le FFS, parti phare, moteur à propositions, est attendu avec force ce week-end sous la férule de son chef charismatique pour donner le la à la rentrée politique et imprimer un nouvel élan à l’opposition tout entière et la société civile qui lui est attachée avec, comme point de mire, l’élection du 29 novembre pour le court terme, rendez-vous que le parti d’Aït Ahmed n’entend certainement pas manquer, lui qui a boycotté tambour battant la législative du 17 mai. L’enjeu, en l’occurrence, sera de « traduire l’abstention du 17 mai en programme politique », selon la formule d’Aït Ahmed relevée dans un message à la conférence nationale de l’audit du FFS (Zéralda, 21-22 juin 2007). En profondeur, le FFS mise assurément sur un projet politique à la dimension de son idéal démocratique, un projet construit autour d’une initiative forte associant un large spectre de forces politiques et citoyennes pour jeter les bases d’une… « 2e République » pour reprendre un autre mot d’ordre cher à Aït Ahmed.

Mustapha Benfodil
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