Sayida Zaynab, ra, t?moin du drame de KERBALA

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Sayida Zaynab, ra, t?moin du drame de KERBALA

Messagede ithviriw » Sam Déc 02, 2006 21:07

Assalamou 'alaikoum wa Rahmatou Allahi wa Barakatouhou;

Wa la 'as'aloukoum 'alaihi min 'ajrin illa almawadata fi elkorba.

La Tradition et l?Histoire
Sayida Zaynab, Bint ?Ali, t?moin de la boucherie sauvage de Kerbala
Traduction Ithviriw, tous droits r?serv?s
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Louanges ? Allah Qui nous a honor? avec Son Proph?te et Envoy?, et Qui nous a purifi? de toute souillure. Les pervers se d?couvrent et les crapules sont d?mentis, ceux-ci ne sont pas des notre, Gr?ce ? Allah !
Sayida Zaynab, bint Ali, ibn AbiTalib, sa m?re est Fatima Bint Mouhamad, L?Envoy? d?Allah, ? l?Humanit? enti?re.
Ses fr?res : Les deux grands martyrs Al Hac?ne et Al Husseyn, les Seigneurs des Jeunes du Paradis.
Ses s?urs : Oum Kalthoum, qui est n?e apr?s elle.
Zayneb, a v?cu en prenant de sa m?re Ezzahra, la fille de Mouhamad, toutes les valeurs et les vertus et elle a h?rit? du p?re honorable, l??loquence que nul ? ce jour n?a pu ?galer et ce, jusqu?? la fin des temps.
Zayneb a grandi entre les deux admirables parents hach?mites, elle a acquis la noblesse de l??me, la force de caract?re et une intelligence rare, en sus de la beaut? admirable dont Allah, l?a particuli?rement dot?e. Elle ?tait proche du c?ur de son p?re, tout comme l??tait sa m?re Fatima. Sa main a ?t? l?objet de maintes demandes, car tous voulurent s?allier ? Ali, Ibn Abi Talib, mais il les d?clina tous car il lui voulait un homme qui l?aimerait et l?aime lui aussi, dans le m?me temps, tout comme Rassoulou Allah, avait lui aussi rejet? les demandes en mariage de Fatima pour laquelle il n?avait accept? que celle ?manant de celui qu?il aimait, c?est ? dire, son ami Ali Ibn Abi Talib. C?est donc ainsi que le mari ?lu pour Zayneb bint Ali, fut Abd Allah bin Jaafar ibn Abi Talib, le plus ch?re au coeur et le plus proche de ?Ali. Le mariage de Abd Allah bin Jaafar ibn Abi Talib fut donc un mariage heureux et paisible, qui a donn? naissance ? quatre gar?ons : Ali, Mouhamad, Aoun al Akbar, et ?Abas, et une fille: Oum Kalthoum.
Zaynab a v?cu a servir son ?poux et ? veiller ? l??ducation de ses enfants. Elle a v?cu les grands ?v?nements, qui se d?roulaient autour d?elle. Elle a v?cu le Califat d?Abou Bekr, son passage ? Omar ibn Al Khatab, puis ensuite ? Othmane bin Afane, qui ne sera assassin? que lorsque les ?v?nements auront pris une grande ampleur, ? tel point que ?Aicha bint Abi Bekr, se mit en campagne pour exhorter les gens ? tuer l?assassin de Othmane, supposant que ce dernier ne pouvait ?tre que ?Ali ibn Abi Talib, auquel elle n?avait pas pardonn? d?avoir conseill? Rassoulou Allah, de la divorcer lors de la diffamation qui l?avait concern?e, en sus du fait qu?il ?tait l??poux de Fatima bint Mouhamad, ? laquelle son p?re vouait un amour exceptionnel. Sa jalousie ? son ?gard ?tait exceptionnelle et plus acerbe que celle vis ? vis des difficult?s qu?elle rencontrait dans le foyer de Mohamad.
Zaynab bint Ali ibn Abi Talib, a vu un p?re ramen? sur une civi?re, son corps, couvert de sang. Elle se tint ? ses c?t?s pour tenter d?arr?ter l?effusion de sang, pour le sauver ? sauf que l??me pure de ?Ali, s?en est retourner aupr?s de Son Cr?ateur en moins de deux jours apr?s son assassinat par le pervers Bin Maljim ?? Qu?Allah le maudisse ainsi que ceux qui l?ont exhort? ? commettre ce crime. Zaynab a v?cu dans le deuil et la peine, pour la perte des proches l?un apr?s l?autre. Il y a de cela quelques ann?es, elle perdait son grand p?re, l?Envoy?, apr?s lui le suivit sa fille Fatima, sa m?re, et derni?rement passait le p?re assassin? par une main tra?tre. Quel c?ur, quel esprit pourrait endurer ce qu?a support? la fille de Ezzahra, la fille de ?Ali, la s?ur de Hac?ne et de el Hussein, que le p?re avait laiss? face ? des man?uvres que nul des deux ne pouvait imaginer. En effet, le fr?re a?n? Al Hac?ne ibn Ali, c?da le Califat ? Mou?awiya, malgr? le v?u des gens pour que Al Hac?ne succ?da au Califat de son p?re. Mais il avait per?u les fascinations du mal qui poussaient Mou?awiya, et il voulut ce faisant ?viter l?effusion de sang, en abandonnant le Califat ? Mou?awiya, sous la condition que Al Hussein, reprit le Califat apr?s Mou?awiya. Mais Al Hac?ne, mourra empoisonn? de la main de sa femme, pour ne point qu?il vit ce qui adviendrait plus tard. Le deuil et la contrari?t? de Zaynab bint Azzahra, seront ? leur comble avec l?assassinat d?Al Hussein et son c?ur et sa m?moire se remplirent du souvenir de son grand p?re, sa m?re, son p?re, et alors qu?elle faisait ses Adieux ? Al Hac?ne, au cimeti?re d?Al Baqi?a. C?est ainsi que demeurait ? ses yeux Al Hussein, qu?elle voulait voir h?riter du Califat, sauf que Mou?awiya bin Hind, souhaitait que le Califat revint ? son propre fils ? Yazid ? et il invita donc les gens ? pr?ter all?geance ? son fils apr?s lui, ce que n?acceptera pas Hussein bin Ali, mais la justice ne peut avoir d??cho quand les tambours de l?injustice se font entendre et que les trompettes des complots sonnent pour emp?cher la remise du califat ? Hussein bin Ali, apr?s Mou?awiya. Zaynab, vit son fr?re Hussein se comporter dignement sans porter pr?judice ? quiconque, il quitta M?dine en direction de Mecqua et elle l?accompagna avec sa famille, sans savoir o? cette ?quip?e allait les mener, vers un Califat recouvr? par le sang ou vers une fin sanglante ? D?s que la caravane de Hussein fit halte, des ?missaires de Koufa, vinrent lui confirmer leur all?geance et leur position en sa faveur. Le gouverneur de Koufa, Anou?mane bin Bachir avait r?uni des milliers de fid?les supportant Hussein, et ses ?missaires lui firent parvenir la nouvelle, et suite ? cela la caravane de Hussein fit route de nouveau vers Koufa, malgr? les avertissements de conseillers ? leur t?te Abd Allah bin Ja?afar, le mari de sa s?ur Zaynab, pour qu?il n?aille pas en Irak, mais Al Hussein persista dans sa d?cision en se confiant ? Allah. La caravane de Hussein se mit en route et Abd Allah bin Ja?afar abandonna sa femme Zaynab et ses enfants avec leurs enfants, qui rest?rent dans la caravane. Mais Hussein ne pouvait pas savoir que le gouverneur de Koufa, qui lui avait envoy? son all?geance venait d??tre d?mis pour ?tre remplac? par des partisans de Yazid bin Mou?awiya. Il rencontra en cours de route deux nomades qui lui dirent : O fils de Rassoulou Allah, les c?urs des gens te sont acquis, mais leurs sabres sont dirig?s contre toi, retournes sur tes pas. Il ?tait sur le point de rebrousser chemin quand il apprit l?assassinat de ses partisans et de ses fid?les, dont cousin Muslim Ibn ?Akil et son compagnon Hani Ibn ?Aroua, mais malheureusement ses compagnons parmi les Banou ?Akil insist?rent pour que la modeste caravane de Yazid, continua sa marche vers l?inconnu, vers un destin dont on ne pouvait pr?voir les cons?quences. Le nouveau gouverneur de Koufa, ?tait partisan de Yazid, et le sang commen?ait ? couler d?s l?annonce de l?approche de Hussein bin Ali, mais lui et ses compagnons s?engag?rent ? continuer leur marche et ? ne point rebrousser chemin, jusqu?? ce que Allah, fasse d?eux tous, ce qu?IL a d?cid?. Ils trouv?rent sur leur route, mille cavaliers dirig?s par ? Al Hur Bin Yazid ?, qui a ?t? investi pour cette mission par le gouverneur de Koufa, ?Oubeyd Allah bin Ziyad, qui lui a remis un message au dirigeant de la caravane qui approchait de Koufa.
Le messager du gouverneur de Koufa, arr?ta Hussein et sa caravane, et quand Hussein a tent? de reprendre la route, le chef des mille cavalier le pr?vint, Hussein voulut lui r?sister si ? Hur Bin Yazid ?, ne lui avait pas dit qu?il n?avait pas re?u instruction de le combattre. Je n?ai re?u pour mission que de ne pas te quitter jusqu?? te mener ? Koufa. Si tu refuses, prends une route qui ne puisse pas te mener ni ? Koufa, ni te permettre de revenir ? M?dine jusqu?? ce que j??crive au gouverneur de Koufa et que toi tu ?crives au Calife Yazid bin Mou?awiya. Peut-?tre qu?Allah, suscitera un ordre qui me donnera la paix, pour ne point que je sois mis ? l??preuve en ce qui te concerne : Hussein Bin Ali, s?adressa aux cavaliers qui entouraient leur chef qui se tut? ? Vos lettres et vos messages m?informant de votre all?geance me sont parvenues, si vous demeurez fid?les ? votre engagement vous confirmerez votre droiture, et si vous reniez et que vous trahissez votre engagement, par ma vie, vous l?avez aussi fait ? l??gard de mon p?re, de mon fr?re, de mon cousin Muslim bin ?Akil, et celui qui est bern? est celui qui vous a fait confiance, mais celui qui trompe ne le fait en fait que contre lui-m?me, et Allah, me dispensera de vous.
Al Hur bin Yazid, le chef des cavaliers lui r?pondit : Je te rappelle Allah, pour ton ?me. Je t?moigne que si tu r?sistes, tu seras tu?. Hussein ne fit pas cas de la menace de mort. Zaynab, vit l??change de propos entre son fr?re, les mille cavaliers et leur chef, qui aurait pu mourir de honte d?avoir ? ex?cuter les ordres du gouverneur de Koufa qui l?avait envoy? ? la t?te des cavaliers. Elle eut peur pour son fr?re et sa famille, et elle eut le pressentiment de perdre tous les parents devant ses yeux. Elle prit la mesure de l?injustice du Monde, qui l?entourait. Elle ne ferma pas l??il dans cette nuit o? l?injustice qui conduit ceux qui sont d?pourvus de foi v?ritable, et se sont accroch?s au Califat sans un brin de conscience, qui aurait pu soulever en eux un peu de vertu qui les aurait ramen? ? la raison.
La caravane de Hussein se mit en marche, cern?e par les mille cavaliers, vers Koufa. Un ?missaire du gouverneur de Koufa arriva avec un message au chef de la cavalerie. Il lui est ?crit : ? Radotes avec Hussein ? c?est ? dire parlotes avec lui- et fais de sorte qu?il se sente irrit?, et de la mani?re la plus rude qui puisse le provoquer ?. D?s que tu auras re?u mon message ne le laisse pas faire halte sinon dans des lieux ? d?couvert, sans protection, et sans eau. J?ai ordonn? ? mon messager pour qu?il t?accompagne et qu?il ne te quitte pas, jusqu?? ce qu?il vint m?informer de l?ex?cution de mes ordres. Hur bin Yazid, le chef des cavaliers, ex?cuta les ordres contenus dans le message d?Obeid Allah bin Zyad, gouverneur de Koufa. Il ex?cuta tout ce qui lui ?tait prescrit dans le message. Hussein et ses compagnons furent interdit d?atteinte des points d?eau. Ils pass?rent leur nuit prit d?une soif terrible, non seulement d?eau mais aussi de cette justice, qu?a ?vacu? l?app?tit pour le Califat et le pouvoir. C?est cette iniquit? qu?a sem? Mou?awiya et son fils Yazid. Le matin a peine avait-il point? qu?arriva ?Amr Bin Sa?ad bin Abi Wakas, ? la t?te d?une arm?e estim?e ? quatre mille soldats. Il re?ut une lettre de ?Amr bin Sa?ad bin Abi Wakas : qu?est-il arriv? ? Hussein bin Ali y r?pondit, confiant en disant : Les habitants de votre pays-ci, m?ont ?crit pour que je vienne chez eux, mais s?ils ne veulent pas de moi, je les quitterai et imm?diatement. Yazid bin Mou?awiya fut heureux d?apprendre que Hussein voulait se retirer pour s??viter ainsi qu?a ses compagnons une mort assur?e. Mais la r?ponse de Yazid bin Mou?awiya au commandant de son arm?e qui assi?geait la caravane de Hussein, et qui fut envoy?e ? Hussein fut d?une rigueur telle que Hussein ne put l?accepter. Yazid, n? y demandait rien de moins que Hussein lui pr?t?t all?geance, et s?il venait ? refuser, que l?eau lui fut interdite d?acc?s. Ainsi donc eut lieu la premi?re bataille entre Hussein et l?arm?e de Amr Bin Sa?ad bin Abi Wakas, pour emp?cher les hommes de Hussein d?avoir acc?s ? l?eau. Hussein ne voulut pas que ses hommes fussent priv?s d?eau, et c?est ainsi qu?? l?issue de cette premi?re bataille, les hommes de Hussein purent de d?salt?rer et prendre autant de provisions qu?ils voulaient. Tous ces ?v?nements sanglants ?taient observ?s par Zaynab bint ?Ali, la s?ur de Hussein, et elle ne pouvait rien faire d?autre que le ch?rir et prier Allah pour le prot?ger des m?faits du fils de Mou?awiya, qui avait ?t? conseill? par son p?re avant son p?re, en lui disant : ? Je n?ai peur pour toi, que de trois personnes : le premier c?est Hussein bin ?Ali, Abd Allah bin Omar, et Abd Allah bin Zoubeyr. Yazid, s?en est donc all? ? ex?cuter le testament de son p?re, Mou?awiya bin Hind. C?est ainsi qu?est Hussein bin ?Ali. Il y a eu parmi les partisans de ses parents, des hommes enivr?s par la corruption et qui l?ont tromp? avec l?all?geance qu?ils avaient pr?t?e ? son p?re, jusqu?? ce que s?embrase l?encerclement pour Hussein et ses partisans, et la bataille eut pour objet l?acc?s ? l?eau, et que le sang coule que pr?voyait Zaynab, la s?ur de Hussein, qui a pri? Allah, pour que Hussein ?vite de verser le sang des musulmans. Aucune goutte de sang ne coulera ? leur initiative dans une lutte ayant pour but le simple Califat, ?ph?m?re sans nul doute. Allah a r?pondu ? la pri?re de Zaynab bint ?Ali, il a inspir? la lettre que Hussein a adress?e aux gens qui ?taient venus le combattre, alors qu?ils disaient lui pr?ter all?geance avant cela. La lettre ?tait claire, sans concession et sans faiblesse, mais elle n?avait qu?un seul objectif, celui d??pargner le sang des musulmans, devant le fait qu?il avait compris la tra?trise des gens qui l?avaient invit?. La lettre leur donnait le choix entre : Qu?il retourne au Hijaz d?o? il ?tait venu ou qu?ils le m?nent vers Yazid bin Mou?awiya, ou qu?ils le conduisent ? une fronti?re quelconque des pays musulmans pour y demeurer avec les m?mes droits et obligations, que tout r?sidant. Mais il n??tait pas possible que ceux qui sont friands et avides de pouvoir puissent comprendre la n?cessit? de pr?server le sang des musulmans, de la part d?un homme qui souhaitait s??lever, et se comporter selon les vertus de son grand p?re, l?Envoy? d?Allah, et la sagesse de son p?re Ali ibn Abi Talib, ? un niveau que ne peuvent comprendre les hommes ? courte vue, adorateur du pouvoir et du tr?ne ?ph?m?re. Les ordres parvinrent ? ?Amr bin Sa?ad bin Abi Wakas, de lancer les mille cavaliers arm?s qu?il conduisait, qu?il se pr?senta devant Hussein et ses compagnons, et qu?il fasse que les chevaux pi?tinent son corps et son dos, apr?s sa mort.
Zaynab bint ?Ali, fut effray?e par la catastrophe qui se pr?parait lorsqu?elle vit se rapprocher les cavaliers, vers la route o? se trouvait Hussein. Elle s?en approcha pour le pr?venir de l?approche vers lui, des mille cavaliers, et il lui r?pondit tr?s sereinement : ? J?ai vu l?Envoy? d?Allah, en songe, qui m?a dit : Tu viendras vers nous ?, Zaynab fut prise d?effroi devant l?approche de la mort de son fr?re Hussein, qui avait demand? ? son fr?re Al ?Abas, de s?informer de ce que voulait cette arm?e qui approchait. Il sut alors que rien ne pourrait emp?cher la bataille. Il envoya alors une lettre ? ?Amr bin Sa?ad bin Abi Wakas, pour leur demander de se retirer pour cette nuit.
Il ?crivit dans sa lettre : ? Nous allons prier cette nuit notre Allah, nous allons Le prier et Lui demander de nous Pardonner, et au r?veil nous nous rencontrerons avec la Volont? d?Allah ?.
La bataille fut effectivement report?e. Hussein se leva devant ses compagnons, en disant : ? Je ne connais point de compagnons aussi fid?les, ni de meilleurs que mes compagnons, ni de parents plus vertueux, ni de plus attachants que ceux de ma famille, qu?Allah, vous assure la meilleure r?compense de ma part ? Il dit encore : ? Je vous autorise tous, prenez une issue qui ne vous sera pas oppos?e. Cette nuit vous voilera, prenez chacun une monture, et que chaque homme parmi vous prenne un membre de ma famille, puis dispersez vous jusqu?? ce qu?Allah, ouvre de nouveaux horizons. Ces gens veulent s?en prendre ? moi, et s?ils me tuent ils s?arr?teront de rechercher les autres ?. Ils lui r?pondirent : ? Pl?t ? Allah, et au mois sacr?, que dirons-nous aux gens devions nous retourner chez eux ? Que nous avons abandonn? notre Seigneur, le fils de notre Seigneur et notre dirigeant, nous l?aurions abandonn? comme cible des fl?ches, et une proie pour les lions, alors que nous l?avons abandonn? pour conserver nos vies, pl?t ? Allah, mais au contraire, nous vivrons si tu vis, et nous mourrons avec toi ?. L?un d?entre eux dit alors ? T?abandonnerions nous et Allah sans que nous ne nous excusions aupr?s d?Allah, pour n?avoir rempli ? ton ?gard nos devoirs ? Non, par Allah, je ne te quitterai pas, jusqu?? ce que je casse ma lance contre leurs poitrines, que je les frappe avec mon sabre, nul ne tiendra debout devant moi. M?me si je n?ai pas d?armes entre mes mains, je jure par Allah, que je les lapiderai avec des pierres, je suis ? ton service jusqu?? ce que je meure pour toi ?. Hussein pleura avec les t?moins, tout comme pleur?rent celles qui ont entendu, et ? leur t?te Zaynab bint ?Ali, qui a perdu le sommeil, et qui fut plong?e dans une r?flexion qui l?en a terroris?e, celle de l?approche de la mort de Hussein. Elle poussa un g?missement m? par la profondeur du deuil d?une m?re ? laquelle on enl?ve son enfant. Son deuil. La mort aurait d? me prendre la vie? Le jour o? mourut l?Envoy? d?Allah, ensuite ma m?re Fatima Azzahra, puis mon p?re ?Ali, puis mon fr?re Hac?ne ?.
Al Hussein, alla vers elle, endeuill? par son deuil, la calmant de son d?sarroi en lui disant : ? Ne laisse pas le d?mon s?emparer de ton r?ve ?. Mais ? chaque fois qu?elle se tournait vers lui, elle se remplissait de deuil et d?effroi, devant sa perte annonc?e. Elle lui dit : ? Malheur, si au moins la mort me prenait la vie ! ? Al Hussein lui dit : ? Craint Allah, r?confortes toi, du r?confort d?Allah, et saches que les gens de ce Monde meurent, que ceux du ciel ne sont pas ?ternels, et que toute chose a une fin, ? l?exception de Son Visage ! ? Mon p?re est meilleur que moi, ma m?re est meilleure que moi, mon fr?re est meilleur que moi, et dans Rassoulou Allah, il y a pour moi, pour eux et pour tout musulman, un exemple parfait.
Il dit ensuite, comme s?il pr?parait pour elle l?importance du discours ? venir : ? Je te conjure, respecte mon v?u, ne d?chire pour moi aucune poche (v?tement), tu ne dois gu?re te griffer le visage pour moi, et tu ne devras pas maudire ? cause de moi, ou faire des impr?cations pour la ruine de mes ennemis si je venais ? ?tre tu? ?. Quand elle se calma quelque peu, il la conduisit vers la tente de son fils Ali, pour qu?elle y passe cette nuit, qui a r?v?l? les pr?mices du malheur d?s ses d?buts, jusqu?au matin, pour que se rencontrent les arm?es de ?Amr Ibn Sa?ad bin abi Wakas, comptant quatre mille combattants arm?s, pour affronter avec tout ce nombre et ces ?quipements, l?arm?e de Hussein Ibn Ali, dont le nombre ne d?passait pas soixante compagnons de Hussein ibn Ali.
Hussein ibn Ali, se tint pr?t ? la t?te de son arm?e, ? affronter les quatre mille combattants ? leur t?te ?Amr bin Sa?ad bin abi Wakas. Hussein Ibn ?Ali, interpella de nouveau l?arm?e qui lui faisait face et qui ?tait sur le pied de guerre, et il insista jusqu?? la derni?re seconde, qu?il souhaitait ?pargner le sang des musulmans. Regardez qui sont mes parents, regardez qui je suis, ensuite reprenez vos sens, r?prouvez votre conduite, et ensuite voyez s?il est permissible et acceptable que mon honneur fut bafou? et ma vie sacrifi?e. Ne suis-je pas le fils de la fille de votre Proph?te, et de son l?gataire ?
ithviriw
 

Messagede ithviriw » Lun Déc 04, 2006 10:04

Assalamou 'alaikoum wa Rahmatou Allahi wa Barakatouhou;

Voici la suite et fin de ma traduction TOUS droits de traduction, r?serv?s ? ITHVIRIW
Je ne demande que vos pri?res comme salaire qui lui est ? la charge d'ALLAH.


Hussein Ibn Ali s'adresse aux 1000 cavaliers et aux 4000 fantassins envoy?s par l'Emir de Koufa, pour l'assassiner sur ordre de Yazid. Il n?gocie avec les soldats et leurs chefs pour tenter d'?pargner les vies des croyants, et il offre des issues aux combattants.


?.Hussein Ibn ?Ali, interpella de nouveau l?arm?e qui lui faisait face et qui ?tait sur le pied de guerre, et il insista jusqu?? la derni?re seconde, qu?il souhaitait ?pargner le sang des musulmans. Regardez qui sont mes parents, regardez qui je suis, ensuite reprenez vos sens, r?prouvez votre conduite, et ensuite voyez s?il est permissible et acceptable que mon honneur fut bafou? et ma vie sacrifi?e.

Ne suis-je pas le fils de la fille de votre Proph?te, et de son l?gataire ? Ne suis-je pas le fils de la fille de votre Proph?te, le fils de son l?gataire et cousin, et le premier ? croire en Allah parmi les croyants ! Sayed Hamza le seigneur des martyrs, n?est-il pas l?oncle de mon p?re ! Ja?afar le martyr ail? dans le Paradis, n?est-il pas mon oncle ! Le hadith connu de l?Envoy? d?Allah, qui m?a dit et ? mon fr?re: ? vous deux ?tes les seigneurs des jeunes du Paradis, et la perle des yeux de ceux qui suivent ma tradition (ma souna) ?, ne vous serait-il donc pas parvenu !!
N?y a t-il donc pas en cela un obstacle ? ce que vous versiez mon sang. Si vous doutez de ce que je vous dis, ou que vous doutiez que je sois le fils de la fille de votre Proph?te, je jure par Allah, qu?il n?y a entre l?Est et l?Ouest, nul autre que moi. Demanderiez vous r?paration pour, un crime que j?aurais commis envers l?un quelconque parmi vous, de l?argent que je vous aurai extorqu? et consomm?, ou r?paration financi?re pour avoir bless? l?un d?entre vous ?.

Quand personne parmi les pr?sents qui l??coutaient ne r?pondit, comme si au-dessus de leurs t?tes planait un mauvais pr?sage, Hussein se mit ? interpeller aussi haut qu?il le pouvait les noms de quelques officiers parmi les dirigeants de l?arm?e koufi, et il dit : ? les fruits ont m?ri, les abords ont verdi et l?abondance s?est d?vers?e. Une arm?e qui t?est acquise me fait face ?.

Il fit front et nul ne r?pondit au dirigeant de l?arm?e des soixante dix compagnons, jusqu?? ce que Hur bin Yazid, interpelle son chef ?Amr bin Sa?ad bin abi wakas, pour qu?il se ressaisisse et ?vite de verser le sang de Hussein. Le chef de Hur bin Yazid, ne put que demeurer silencieux et dire : ? Par Allah, si la d?cision m?appartenait, je l??pargnerai, mais ton chef a interdit cela ?.

Hur bin Yazid se tut, et il poussa son cheval vers Hussein ? qui il dit : ? J?ai ? choisir entre l?Enfer et le Paradis, et je ne peux choisir pour moi, que le Paradis, dusse-je ?tre d?chiquet? et br?l?. Il dit ? Hussein, Allah a fait de moi que je me sacrifie pour toi, O fils de Rassoulou Allah, je suis ton Compagnon qui t?a emp?ch? de retourner sur tes pas, je t?ai conduit sur ton chemin, me suis moqu? de toi en chemin, je jure par Allah, que jamais je n?aurai pens? que les gens te refuseraient ce que tu leur a offert. Je jure que si je pensais qu?ils n?accepteraient pas de toi, ce que tu as demand?, jamais je n?aurais envoy? ta demande. Je viens vers toi, demandant d?Allah Sa Mis?ricorde pour ce qui est venu de moi, t?offrant ma vie pour que je meure pour toi ?.
Hur bin Yazid, se tourna alors vers l?arm?e qui venait de se s?parer de lui depuis quelques instants pour leur dire :
? O gens de Koufa, la division et la perte de sens vous ont asservis, vous l?avez mand? et une fois qu?il vous est venu, vous le livrez. Vous disiez que vous combattriez pour lui, et ensuite vous vous liguez pour le tuer, vous l?avez encercl? et vous l?avez emp?ch? de se diriger vers d?autres vastes pays d?Allah. Il s?est retrouv? comme un prisonnier, sans moyen pour se d?fendre, et sans qu?il n?ait les moyens de vous nuire, vous l?avez emp?ch? ainsi que ses compagnons de l?acc?s aux eaux de l?Euphrate qui courent, dont s?abreuvent le juif, le mazd?en, le chr?tien, dans lequel baignent les sangliers et les chiens, alors que lui et sa famille ?taient morts de soif.
Malheur ? ceux qui ont port? pr?judice ? Mohamad, en s'attaquant ? sa famille. Allah, n??tanchera pas votre soif, le Jour de la Grande Soif, si vous ne vous repentez pas ?.


D?clenchement de la bataille avec Hur Ibn Yazid, le chef des cavaliers de Koufa, qui rejoindra Hussein,:as: et qui sera tu? par ses propres cavaliers.
Sayed Hussein r?sistera et il perdra ses membres, sa main, puis ensuite il sera d?capit?, suscitant trop tard, la r?probation g?n?rale de ses assassins...


Hur n?avait pas termin? sa harangue, alors qu?il se tenait ? c?t? de Hussein, que les fl?ches se r?pandirent sur lui et Hussein. Hur se sacrifia pour Hussein et il fut tu? par les fl?ches lanc?es par les tra?tres. Elles le touch?rent et ainsi fut sacrifi? en martyr, l?homme qui s?est soulev? contre la corruption et la tra?trise
.

La bataille in?gale eut donc lieu entre l?arm?e des mille cavaliers, et une arm?e dont le nombre ne d?passait que de peu, les soixante dix hommes, et malgr? cela les hommes de Hussein bin Ali, inflig?rent aux cavaliers de Koufa, des pertes importantes pour qu?il sachent qu?Allah, combat avec ceux qui ont cru, car ils ont apostasi? avec cette haute trahison ? laquelle ils se sont associ?s pour combattre et exterminer Hussein bin Ali et les siens, afin que Yazid bin Mou?awiya bin Abi Soufyane, puisse jouir sans partage, du Califat avec les siens et ses alli?s.

La force des compagnons de Hussein bin ?Ali, ne d?clinera jamais, ils r?sist?rent, patient?rent, ils combattirent, jusqu?au corps ? corps, pendant que Zaynab, observait la sc?ne avec un c?ur d?chir?, une raison perdue et pendant que ses enfants et ceux de ses deux fr?res ?taient d?chiquet?s par les sabres des gens de Koufa, sur la terre de Karbala, par des soldats d?pourvus de la moindre once de foi, ou de valeurs.

La haine avait rempli les c?urs des guerriers, et la corruption avait aveugl? leurs c?urs et leurs esprits, ils ont massacr? les membres de la famille de Hussein, emport?s par l?extr?misme et la jalousie, et cela malgr? leur faible nombre. Quel c?ur et quelle raison pourraient supporter pareille sc?ne de ce qui venait d?arriver devant ses yeux, pour que puisse vivre celle qui en fut t?moin, un instant seulement ?
Mais Allah enveloppait de sa s?r?nit? Zaynab bint Ali. Elle racontera ce qui est arriv?, mais jamais elle ne cessera de se rappeler au souvenir d?Allah, qui vivait en elle, comme IL vivait dans le coeur de sa m?re, la fille de l?Envoy? d?Allah.

C?est Allah, qui enveloppait de Sa S?r?nit? Zaynab bint ?Ali, est c'est LUI-m?me qui fit de m?me avec Hussein bin Ali, et lui accorda la r?signation, devant l?assassinat de ses enfants et leur mise en pi?ces, et c?est LUI, qui le gardera seul apr?s l??radication des siens, couvert de blessures multiples, pour crier avec toute la vigueur que lui a pr?serv?e Allah, alors-m?me que s??panchait son sang pur et noble: "Est-ce donc pour me tuer que vous vous attroupez ? Par Allah, Ne tuez pas d?autres adorateurs d?Allah apr?s moi. Allah vous maudira ? cause de moi, pour en avoir encore tu?. O Allah, j?attend qu?IL me b?nisse par votre avilissement, et IL me vengera de vous de la mani?re que vous ne pouvez suspecter. Par Allah, en me combattant Allah r?pand sur vous vos malheurs, et votre sang, et malgr? ces peines, Allah, n'agr?era pas votre r?pentance, et IL augmentera vos souffrances."
Les coups rancuniers, se succ?d?rent sur le corps de Hussein bin ?Ali. Un coup de sabre qui coupera sa main sera ass?n? contre sa noble poitrine , et une autre encore, jusqu'? ce que vint quelqu?un sans coeur et sans ?me, ni pudeur, pour s?parer sa noble t?te de son corps purifi?. Ce criminel s?appelait ? Chimr Bin Jawshen ?, qui croyait qu?il allait recevoir en compensation plus de biens qu?il ne pourrait compter, pour ajouter encore ? son crime. Mais son acte indigne a soulev? une r?probation inimaginable peu avant. La plus pure des ?mes se tut avec le martyr de Hussein bin Ali, sauf pour l??me pure de Zaynab, la s?ur ?plor?e qui alla sentir le sang pur, qui recouvrait la terre de Karbala.

Zaynab conduite devant l'Emir de Koufa, Obayd Allah bin Yazid, qui va la narguer, et il fera parader les t?tes de Hussein et de ses compagnons dans Koufa

C??tait le 10 du mois de Muharram, le jour le plus noir de l?histoire de l?ann?e soixante et un de l?H?gire, que Zaynab bint Fatima bint Rassoulou Allah, a v?cu la boucherie sauvage, quand elle ne put se contr?ler du fait de la violence de ce qu?elle a vu, quand fut d?capit? le fr?re, l?ami martyr Hussein, et elle eut ces mots : "O Mohammed ! O Mohammed? sur toi ont pri? les anges du ciel. Voil? Hussein d?pouill? couvert de sang, d?membr? O Mohammed, voici tes filles captives, tes enfants assassin?s, sur eux se r?pandent la poussi?re".
Zaynab continua de r?p?ter de sa voie plaintive O Mohammed, O Mohammed, alors qu?elle se tenait en t?te des captives qui entraient ? Koufa.
D?s que les gens la virent dans cet ?tat, ils furent pris de deuil, ils pleur?rent du fait de la calamit? qui s?est abattue sur Hussein et les siens, et sur ce qui arrivait ? la fille de Azzahra, Zaynab s??cria vers eux en disant :

? O gens de Koufa, pleurez-vous donc ? Elle ne calma pas sa le?on, et elle n?adoucira pas sa complainte. ? Vos pareils sont comme celle qui d?faisait brin par brin sa quenouille apr?s l'avoir solidement fil?e en prenant vos serments comme un moyen pour vous tromper les uns les autres, ce que vous soutenez est fallacieux. Oui par Allah, pleurez abondamment et riez peu, vous avez pris son ignominie sur vous, vous ?tes couverts d?opprobre, dont jamais vous ne vous purifierez, et comment donc pourriez-vous vous laver du meurtre du petit fils de celui qui a cl?tur? la R?v?lation, le m?tal du Message, celui qui vous a donn? et constitu? l?observatoire pour vos preuves, n?est-il pas lui, le seigneur des jeunes du Paradis ? Vous avez transgress? et vous vous ?tes comport?s en tra?tres, seriez vous donc surpris si le sang se r?pandait sur vous ? O comme ce que vous inspirent vos ?mes est tellement r?pr?hensible, et Allah, vous damnera et IL vous fera souffrir ?ternellement."

Elle entra dans le palais du gouverneur de Koufa, l? o? elle demeura ? se surprendre ? se rem?morer son p?re Ali bin Abi Talib, lorsqu?il s?asseyait dans la salle de la grande maison, tandis que ses enfants s?agglutinaient autour de leur grand p?re, qui leur apprenait comment il se comportait avec les gens. Zaynab, endura ces souvenirs qui lui revenaient et qui finirent avec l?assassinat du p?re. Elle ne voyait plus que des victimes assassin?es parmi les siens, jusqu?? ce qu?il ne resta dans la famille, plus aucun homme ? assassiner.
Elle supporta toutes les avanies avec fiert?, malgr? ce qu?elle endurait comme deuil qui pourrait affecter le monde. Elle entra dans la salle de la grande maison, pour y trouver que celui qui ?tait assis sur le si?ge de son p?re n'?tait nul autre que celui qui avait ordonn? l'assassinat de son fr?re dans une guerre inutile.
Celui qui y ?tait assis ?tait le gouverneur de Koufa, Obeyd Allah bin Zyad. Celui-ci lui jeta un regard, car il ne la connaissait pas. Il lui dit : ? Qui es-tu ? ?, quand il vit qu?elle ne lui r?pondait pas, il reposa la question : Qui est celle qui est assise ? Zaynab, ne r?pondit pas, aussi r?p?ta-t-il encore sa question, et une des femmes assises r?pondit en disant celle-ci est Zaynab bint Fatima bint Mohamad. Obeyd Allah bin Yazid, dit alors que la col?re emplissait son c?ur en r?action ? sa fiert? et son attitude hautaine ? son ?gard : Louanges ? Allah, qui vous a d?voil?s et vous a combattu, et a d?menti vos propos.

Zaynab toisa avec m?pris l??mir de Koufa, au point de le tuer de rage, elle dit :
? Louanges ? Allah, qui nous a gratifi?s de Son Proph?te et Messager, et Qui nous a purifi?s des souillures, mais par contre IL d?voile les pervers, et IL d?ment les impudents, et ce ne pourrait ?tre nous. Qu?Allah en soit remerci? ?.
L??mir de Koufa poursuivit ? Comment as-tu appr?ci? l??uvre d?Allah contre les tiens ? ?
La s?ur de Hussein : ? Il a ?t? ?crit qu?ils seraient tu?s, et ils ont combattu jusqu?? ce qu?ils trouvent le tr?pas. Allah, te rassemblera avec eux, vous vous disputerez en Sa Pr?sence ?.
Il dit dans un acc?s de col?re et de joie maligne : ? Allah m?a ?pargn? de tes potentats et autres rebelles d?sob?issants parmi tes parents ?.

Zaynab, r?pondit avec ?loquence : ? Par ma vie, tu as assassin? ma vieillesse, et tu as rendu plus vertueux mes parents, tu as coup? mes membres, tu m?as d?pouill? de mes origines, si cela peut te gu?rir ?.

Il r?pondit rouge de col?re.
? En voil? du courage. Son p?re ?tait courageux et po?te ?
Elle lui r?pondit avec s?rieux et sagesse:
? Les femmes n?ont pas besoin de courage m?me si je n?en manque pas. ?

Le gouverneur de Koufa, sentit que la fille de ?Ali, l?adressait avec m?pris, il voulut briser chez elle cette arrogante fiert?, il ordonna ? ses hommes de d?poser les t?tes des martyrs de Karbala, sur des plateaux et qu?ils paradent avec elles ? Koufa, avant de les porter au si?ge du Califat ? Damas, pour que Yazid Ibn Mou?awiya puisse les voir, avec les prisonniers et les captives.
Obeyd Allah bin Yazid, le gouverneur de Koufa, a envoy? la t?te de Hussein, les t?tes de ses compagnons ainsi que Zaynab et Ali bin Al Hussein, que Zaynab avait r?ussi ? sauver d?un massacre assur? que voulait lui infliger le gouverneur de Koufa, si elle ne l?avait pas prot?g? de son corps et demand? ? ?tre tu?e avec lui pendant qu?elle disait : ? O Ibn Zyad, n?as tu pas assez d'agraver tes comptes avec nous, n?es-tu pas encore repu de notre sang ? As-tu laiss? vivre qui que ce soit des notre ? "

Zaynab est conduite ? Damas, aupr?s de Yazid, qui va profaner la t?te de Sayid Hussein.

La caravane des captives s??branla, avec les t?tes des martyrs, vers Damas, o? le Calife bin Mou?awiya les attendait. Allah affermit et arma de patience la raison et le c?ur de Zaynab bint ?Ali, alors qu?elle voyait les t?tes des martyrs sur le chemin vers Damas.
A l?arriv?e, les missionaires pos?rent la t?te du Seigneur des martyrs, devant Yazid bin Mou?awiya, en pr?sence des nobles de Damas, et de ses notables. Il prit un b?ton entre ses mains, et il railla la t?te de Hussein, qu'il profana et sur laquelle il plaisanta. Il mit le b?ton dans la bouche de Hussein, puis il rappela aux pr?sents ce que disait Hussein au sujet de ses propres parents.

Abou Barza Al Aslami, lui dit alors ? tu prends ton plaisir en jouant avec ta cane que tu plantes dans la bouche de la t?te de Hussein, tu railles avec ta cane la bouche de Hussein ? Ta cane a commis l?irr?parable profanation dans sa bouche. Peut-?tre n?as tu pas vu l?Envoy? d?Allah, l?embrasser et la sucer. Quant ? toi, Yazid, tu viendras le Jour du Jugement en compagnie d?Ibn Zyad ton sauveur, et en face il y aura celui-ci avec son sauveur Mohammad ?, il se leva et il toura le dos au d?solant spectacle.

Yazid dit : ? Par Allah, O Hussein, si j??tais moi, ton compagnon, je ne t?aurai pas tu? ?.
Les femmes du martyr entr?rent sur ces entrefaites alors qu?il tenait entre ses mains la t?te de Hussein. Fatima bint al Hussein lui dit : ? Les filles de l?Envoy? d?Allah sont captives, O Yazid ! ?

Il dit avec sarcasme: "O fille de mon fr?re, je n??tais pas d?accord avec cela", mais quand il reprit ses railleries et ses gestes inqualifiables contre la t?te de Hussein, en leur pr?sence, les femmes sanglot?rent, sauf Zaynab la s?ur du grand martyr qui va donner ? Yazid bin Mou?awiya des le?ons sur le respect et l?honneur d? aux membres de la famille du Proph?te.

Elle lui dit avec son ?loquence l?gendaire :
? Penses-tu Yazid, que d?s lors que nous avons ?t? promen?es entre ciel et terre ? travers le Monde, nous serions dirig?es comme le seraient les prisonniers; que nous serions humili?es devant Allah, et que toi tu te couvrirais de b?n?dictions, et tu as cru que ceci est d? ? la grandeur de ton destin et tu as cru dans ta majest? lorsque tu as vu le monde se ranger derri?re toi, tandis que les affaires vont dans ton sens, est-ce cela la justice O fils des ? graci?s (talaka) ?.
Tes narcotiques sont tes "filles de joie et tes esclaves".
En faisant conduire vers toi les filles de Rassoulou Allah, comme des prisonni?res, tu as fl?tri leur image. Afflig?es elles marchaient au milieu des crottes, et les ennemis les narguaient ? travers les pays. Elles n??taient pas prot?g?es et leurs besoins n??taient pas pourvus. Elles ?taient expos?es pour ?tre vues par le proche et l??loign?. Il n?y avait aucun proche parent parmi leurs hommes, et tu oses dire : "si seulement mes anc?tres morts ? Badr, avaient vu cela (Yazid en assassinant Hussein Ibn Fatima bint Mouhammad, consid?rait qu'il avait VENGE ses grands parents d?faits ? Badr par les musulmans), et tu dis cel? sans pudeur et sans penser que c?est illicite, alors que toi, tu railles les exploits de Abi Abd Allah, avec ta d?claration ?!

Et pourquoi pas as-tu raill? nos blessures, tu as extirp? la compassion de ton coeur, en r?pandant ce sang purifi?, le sang des ?toiles de la terre, de ceux de la famille de ?Abd el Moutalib. Tu leur rendras bient?t par la gr?ce d?Allah, ce qui leur est d?, et alors tu na?tras, comme si tu ?tais sourd et muet.
Yazid, par Allah, je n?ai calomni? que contre ta peau, et je n?ai fl?tri que ton corps, pour prot?ger malgr? toi, l?Envoy? d?Allah, et tu trouveras alors sa post?rit? et sa chair autour de lui dans le jardin d?El Qods, Le Jour o? il les rassemblera tous, et tu sauras alors, ainsi que ceux qui t?ont aid? et permis de prendre les vies des croyants, que la Justice de Notre Allah, l?adversit? de notre grand p?re, alors que tes sens seront t?moins contre toi, auront le dernier mot contre toi et tes compases.
Tu verras alors lequel d?entre nous aura le pire des destins et les troupes les plus faibles. Si dans ce monde, tu nous prends comme butin, nous t?en demanderons alors r?paration, lorsque tu ne trouveras que ce que tu te seras provisionn? et tu appelleras ? ton secours ibn Marjana, ? Obeyd Allah bin Zyad ? et lui fera de m?me en t?appelant ? son secours, tes partisans se lamenteront devant la balance
, certes tu auras trouv? en effet la meilleure provision pour faire face ? cet ?v?nement, l?assassinat des descendants de Mohammad, je ne crains qu?Allah, et je ne me plaindrai qu?? Allah, ton complots seront d?jou?s.

Elargis tes possessions, d?clare ton hostilit? autant que tu peux, je jure qu?Allah ne te lavera d?aucune vilenie que tu nous auras occasionn?e ?.
La fille de Fatima Ezzahra conclut ainsi son intervention.
Les assistants ?coutaient le hal?tement de Yazid bin Mou?awiya, qui va rompre le silence qui planait sur l?assembl?e, apr?s qu?elle lui e?t ass?n? un cours sur la religion, les m?urs, les vertus, et les bonnes mani?res qui l?ont abandonn? du fait de son amour pour le califat et le pouvoir.


Zaynab, quitte Damas, revient par Karbala, puis s'nstalle ? M?dine

Sur le visage du fils de Mou?awiya apparaissait l?affectation et la col?re dans le m?me temps. Il fit signe pour que l?on fit sortir Zaynab bint Ali, et les femmes avec elle et qu'on le m?ne vers son Palais.
Mais elle quitta le Palais de Yazid, et elle emmena avec elle, Ali bin Al Hussein, ainsi que le reste de sa famille et elle se dirigea vers la ville. Elle demanda a retourner faire ?tape ? Karbala, o? avait coul? le sang pur et o? furent d?coup?s les corps des descendants du Proph?te. Il le lui fut accord?, et elle y demeura trois jours, pour faire son deuil et calmer ses douleurs et faire oublier la sc?ne terrible qu?elle avait endur?e, avant qu?elle ne rentre ? M?dine.
Elle quitta la ville au matin. A son arriv?e ? M?dine, le deuil emplit les c?urs des M?dinois, hommes et femmes, du fait du martyr des hommes. Abd Allah bin Ja?afar, recevra les condol?ances pour la perte de Hussein et de ses enfants qui l?accompagnaient pendant que le deuil et la m?lancolie croissaient chez Zaynab bint ?Ali.
Tous les M?dinois la consolaient et elle ne cessa jamais de se rem?morer son ch?re fr?re, le grand martyr, ainsi que tous ses compagnons qui ont perdu la vie avec lui, pendant que les c?urs se remplissaient de ressentiment contre Yazid ibn Mou?awiya. Les gens propageaient ce qu?elle lui a dit et ce qu?il lui a r?pondu, jusqu?au moment ou Yazid en fut inform?. Il eut peur qu?elle ne venge la vie de son fr?re et des siens et qu?elle ne soul?ve les croyants. Il chargea le gouverneur de M?dine d?aller la voir pour lui offrir de quitter M?dine et d?aller vivre o? bon lui semblait. Quand le gouverneur lui fit parvenir la demande de Yazid, elle r?pondit en col?re : ? Il sait ce qui nous est arriv?, il a assassin? nos meilleurs et le reste d?entre nous avons ?t? conduits comme des troupeaux, et il nous a transport?es sur les b?ts, je jure que nous ne sortirons pas, m?me si notre sang devait ?tre vers?."

Les femmes Hach?mites eurent peur pour la fille de Fatima bint Mohammad, que le fils de Mou?awiya ne l?assassine, et elles entreprirent de la raisonner, de la calmer et de lui pr?parer une sortie honorable. Zaynab la s?ur de Muslim bin ?Akil bin Abi Talib, le premier martyr de Koufa, vint la convaincre.
Elle lui dit : ? O fille de mon oncle, nous croyons dans la promesse d?Allah, qui nous a donn? en h?ritage la terre, o? nous pouvons aller partout o? nous voulons et Allah sanctionnera les malfaisants.
Emigre, va dans un pays s?r
?.

Zaynab bint Fatima bint Mohamad, ne souhaitait pas quitter M?dine, dans la terre de laquelle reposent ses parents, ses amis qui ont quitt? la vie. Mais apr?s m?re r?flexion et dans l'espoir du renouveau, elle prit sa sage d?cision de quitter M?dine, pour ne pas que soient ?radiqu?es celles qui restaient, des filles de Hac?ne et Hussein, et ce qui restait de gar?ons, dans la famille Alaouite, qui avait subi toutes sortes de tortures au point de subir l?assassinat, pour se d?barrasser d?eux et s??loigner de leur chemin de justice, aux fins de laisser la voie libre aux despotes avides de Califat, de pouvoir et de postes.

D?part pour l'Egypte,en 61H et sa mort en 62H.

La caravane de Zaynab, se mit en branle et elle quitta M?dine, y abandonnant tout ce qu?elle contenait de gens que l?histoire ne pourrait jamais oublier et ce, jusqu?au Jour du Jugement. Avec tous ces souvenirs, la fille de Fatima lan?a ? M?dine, un dernier regard d?adieu plein de chagrin, d?amour, de souvenirs et d?histoire, et elle prit la direction de la terre d?Egypte. D?s que les Egyptiens surent que la fille de Ali ibn Abi Talib, l?avait choisie pour sa retraite en pays s?r, pour y reposer son corps ?prouv? par tant de p?r?grinations dans le pays du Hijaz; ils lui firent des haies d?honneur pour l?accueillir. Les Egyptiens ouvrirent leur c?ur pour l?accueil de la caravane de Zaynab bint ?Ali Ibn Abi Talib, qui arr?ta sa caravane pr?s de Balbis Est.
L?Emir d?Egypte, Maslama Bin Moukhlid Al Ansari Alkhazradji, qui l?y avait invit?e, s?empressa aupr?s d?elle, pour lui offrir de vivre avec sa compagnie dans un palais qui lui appartenait, dans l?honneur et la dignit?. Gr?ce ? sa sagesse et ? la perspicacit? de son jugement, elle accepta volontiers la proposition de l?Emir d?Egypte, car elle connaissait la profondeur de l?amour que portent les Egyptiens aux Aal el Beyt.

Elle entra donc en Egypte, en Cha?abne de l?ann?e 61 H., les Egyptiens l?entour?rent d?une affection qu?elle ne pouvait esp?rer avoir ailleurs qu?en Egypte.

Son palais au centre de l?Egypte, devint un lieu de visite pieuses, de tous les coins de l?Egypte et du monde arabe, pour y venir l??couter et en recevoir les b?n?dictions. Zaynab bint Fatima, la s?ur de Hac?ne et Hussein vivra une ann?e compl?te au centre de l?Egypte, ma?tresse d'elle-m?me et endurante, ? essayer de panser un c?ur meurtri, par la pri?re, l?adoration d?Allah, et le pansement des meurtrissures caus?es par les pertes d??tres chers, avec la gr?ce d?Allah.
Zaynab bint Ali Ibn Talib, perdit la vie en 62H. et son corps pur fut inhum? ? l?endroit m?me o? elle demeurait. Ce lieu fut connu sous son nom et se trouve au c?ur du Caire, comme une marque d?amour pour les Aal al Beyt, purs et vertueux, visit? par les musulmans Egyptiens, et du Monde entier, les c?urs s?y rapprochent pour se p?n?trer du souvenir des Aal al Beyt. Ils s?y rem?morent le voyage de ce grand c?ur qui a v?cu la boucherie de Karbala, pour qu?il dorme dans la terre ?gyptienne s?re et stable, et que grandisse la foi des Egyptiens, et sa constance avec la pr?sence du corps pur dans son sol.
ithviriw
 

Messagede ithviriw » Mer Oct 31, 2007 19:16

Assalam;

Je vous offre un GRAND film, malheureusement INTERDIT de diffusion dans nombre de pays arabes dits "musulmans" pourtant, suite à une FETWA émise par de ténébreux et HAINEUX cheikhs séoudiens, qui veulent continuer de FALSIFIER l'histoire au nom d'un " Khalli elbir bieghtah" ou comme on dit chez nous " oursendafara adidich" " anfagh anetch anechdheh" ...

KERBALA pourquoi ?
KERBALA que s'est-il réellement passé ?

Un groupe d'acteurs syriens ont OSE défier le TABOU et ils ont tenté d'approcher la VRAIE histoire.

Prenez le temps, et vous comprendrez l'origine de la MALEDICTION qui s'abat sur nous du fait d'une HISTOIRE tronquée, et vous comprendrez pourquoi les DESCENDANTS de Rassoulou Allah, as, ont dû venir en AFRIQUE du NORD, pour tenter de bâtir un Empire ISLAMIQUE, ce qu'ils firent en Kabylie autour du DJURDJURA, avant de retourner en Egypte, et de tenter de diffuser le MESSAGE PUR et INALTERE de l'ISLAM que N'ont diffusé NI les Omeyades, NI les Abassides.

Omeyades et Abassides ont diffusé un "islam de conquêtes de territoires et d'ESCLAVES" au service des Qoreychites.

Une sorte de croisades, contraires au CORAN du " Lakoum dinoukoum wa liya Dinni"...

http://video.google.com/videoplay?docid ... 9990109050

Bon spectacle.
ithviriw
 


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