Sadam, malgr? ses crimes, est le "z?ro" des sous n

... sur le passe, le present et l'avenir du monde berbere.

Modérateur: amusniw

Sadam, malgr? ses crimes, est le "z?ro" des sous n

Messagede ithviriw » Sam Jan 06, 2007 11:52

Assalam;

Voici ce que j'appelle analyse politique.

Quand l?Alg?rie mena?ait Saddam

New York: El Haj Zoua?mia, Le Quotidien d'Oran, Samedi 6.01.2007

26% des Russes voteraient aujourd?hui pour Joseph Staline, s?il vit encore. 30% d?Irakiens majoritairement sunnites feront la m?me chose pour Saddam Hussein. Voil? de quoi d?fier notre entendement m?diatiquement moul? au fil des jours ? l?id?e de d?fendre les droits de l?homme, de lutter contre le sectarisme et d??tre juste envers sa conscience et envers le Tout-Puissant.

Un biographe de Joseph Staline, Simon Montefiore, avait parl? au Sunday Times de Londres de juillet 2004 de cette admiration qui frise le mim?tisme qu?a toujours vou?e Saddam ? Staline. En visitant certaines parties de l?Irak, Montefiore fut frapp? par une popularit? qui met en relief l?extraordinaire antagonisme qui habite le peuple irakien. D?une part, une partie de l?opinion irakienne, la plus grande, consid?re qu?il s?agit d?un criminel de la pire esp?ce, alors que d?autres croient encore que le Kowe?t est une partie de l?Irak et ont eu raison de l?envahir, d?autres estiment que les massacres de Kurdes ?taient des op?rations ?normales? men?es contre des s?paratistes, et on arrive enfin ? la question perse qui resurgissait: Saddam d?fendait les Arabes contre les Perses. En v?rit?, il n?y a pas beaucoup de diff?rences entre Staline et Saddam du moins pour le nombre de morts, puis Staline et Saddam n?ont jamais ?t? isol?s, car ils ne furent gu?re coup?s d?une assise populaire agissante. Pour Saddam, la structure ethnique et tribale qui caract?rise la soci?t? irakienne ?tait la cheville ouvri?re de sa force. La personnalit? de Saddam y est aussi pour beaucoup. On croit qu?on ?tait face ? un m?galomane d?un type particulier, l? o? se combinent une folie de grandeur et une brutalit? sans pareille. L?homme a ?t? toujours capable d?accomplir des tueries de masses. Dieu cr?e et Saddam extermine, comme on aime ? le r?p?ter. L?Irak s?est trouv? ? un moment transform? en une contr?e royale avec toute une famille princi?re venant de Tikrit.
Pour Staline, la tactique est autre. L?nine disait: faites attention et prenez garde de cette brute de G?orgien. Les massacres ordonn?s par le dictateur sovi?tique avaient toute une justification politique comme ?thique. Staline a jou? son statut de h?ros surtout apr?s avoir bris? l?Allemagne hitl?rienne, puis il avait tir? profit pour asseoir son h?g?monie gr?ce aux valses de complots anti-r?volutionnaires, mais encore ? un abrutissement id?ologique des masses prol?taires, d?but? en 1926. Reste ? dire que Staline n?a pas ?t? d?fait contrairement ? Saddam. Ce dernier, m?me dans ses pires moments de d?faite, avait donn? toujours un avant-go?t de sa force. La preuve est qu?on l?avait vu lors des audiences tellement ferme et appliqu? que ses juges sont devenus plus ?nerv?s que lui le pr?venu. Cependant, ce comportement est tout ? fait le contraire lorsqu?il n?appara?t pas en public. On dit qu?apr?s sa d?faite lors de la premi?re guerre du Golfe, et tout le long du programme onusien, l?homme aux tours cam?l?onesques avait ardemment essay? de regagner le giron am?ricain. Mais pour Michael Leeden de l?American Entreprise Institute, cit? par le Wall Street Journal de d?cembre 2002, l?op?ration de l??vincer ?tait d?j? en marche car elle trouvait toute sa justification. Les Etats-Unis ont voulu qu?il parte car le plan ma?tris? ?labor? par des experts en 1996, suppose la ?lib?ration de tous les peuples du Moyen-Orient? et cette lib?ration passe par une invasion qui procure aux Etats-Unis une s?curisation de la r?gion au profit d?Isra?l en plus d??tre ? c?t? des puits de p?trole. Pour ce faire, Washington trouva le Karza? irakien: Ahmed Chalabi. L?oppositionniste controvers? avait estim? qu?un Irak lib?r? arrivera ? produire 10 millions de barils. Or, au mois de janvier 2003, des membres de l?opposition irakienne rencontr?rent dans une conf?rence organis?e ? Londres, par le centre mondial des ?tudes sur l??nergie, des repr?sentants de grandes p?troli?res am?ricaines et britanniques. Curieusement, cette rencontre fut pr?sid?e par un ancien ministre saoudien du P?trole, en l?occurrence Zaki Al Yamani, avec la participation tr?s remarqu?e de l?ancien patron des services secrets irakiens Waffiq Samaraii.

Pour revenir ? Saddam qui en apparence jouait le h?ros en voulant ne pas quitter son si?ge ou entamer une ouverture d?mocratique, des informations l?accablent dans sa qu?te d?une r?conciliation avec les Am?ricains. Izzat Ibrahim, son bras droit, mit le keffieh et fera l?impossible aupr?s des Saoudiens, lesquels, malgr? des tentatives, n?avaient pas r?ussi ? fl?chir la position de Washington. A chaque rencontre Izzat Ibrahim bombarde de baisers le prince h?ritier devenu Roi Abdallah. On dirait que rien ne s?est pass? entre ces gens. On reste compl?tement abasourdi devant ce b?douinisme d?un autre ?ge. L?Irak se tourne vers 3 autres candidats arabes qui propos?rent d?aider Saddam aupr?s de d?mocrates de Clinton et parmi ces 3 acteurs, deux furent fortement r?mun?r?s dans le cadre du programme p?trole contre nourriture: tout d?abord l?Egypte. Ce champion dans le domaine de la filouterie politique d?crocha des contrats de 4,3 milliards de dollars. Puis vient la Jordanie. Amman s?est taill? un montant de 2,5 milliards, avec une prime dessus: un robinet de p?trole qui coule ? flots. L?Alg?rie qui n?a pas fait la guerre ? un Saddam envahisseur d?un pays membre des Nations unies et de la Ligue arabe, s?est trouv?e rel?gu?e dans de minuscules contrats de mat?riels agricoles. Or cet idiot utile d?test? m?me par Boumedi?ne, pour ses allures hautaines, a ?t? sans aucun doute m?l? ? l?assassinat du ministre des Affaires ?trang?res Mohamed Seddik Benyahia en mai 1982. Ceux qui ont essay? de brouiller les pistes pour disculper un tel criminel n?avaient que de maigres arguments qui s?av?reront, par la suite, compl?tement vermoulus. Saddam et ses supporteurs du Golfe avaient vu d?un mauvais oeil l?immixtion de cet ??tranger? (M.S.Benyahia) dans une guerre strat?gique et de longue haleine selon les dires du gouvernement de Bahre?n, gouvernement menac? par la pouss?e chiite. Benyahia qui, rappelons-le, avait gagn? l?estime des Iraniens, int?gristes qu?ils furent, lors de la lib?ration des otages am?ricains, s?est vu attaqu? dans l?avion qui le transportait par un missile irakien dans le triangle turco-irano-irakien. Saddam avait pr?tendu que c?est un avion de chasse iranien d?collant de la base militaire iranienne de Ormiye, 28 km de la fronti?re turque, et ayant cibl? l?avion civil. Furieux, le gouvernement alg?rien qui n?avait pas cru aux all?gations du tyran de Bagdad, aurait d?p?ch? ? la capitale irakienne un haut fonctionnaire qui, selon des sources fran?aises, avait carr?ment menac? Saddam de poursuites. Dans quelle forme ? On ne le savait pas. La diplomatie alg?rienne n?avait pas beaucoup d?atouts pour aller de l?avant et le dossier Benyahia fut d?laiss?.

D?autres canaux avaient parl? d?un Saddam ayant reconnu une attaque par erreur. Dilemme convenons-en. En tout cas, l?Irak soup?onnait d?j? Alger de supporter la r?volution islamique en Iran car ce pays (c?est-?-dire l?Iran) veillait ?norm?ment ? pr?server un axe de sympathie dans le monde arabe. La guerre contre l?Iran, ?Qadissiyat? Saddam, comme la concevait l?Arabie Saoudite, ?tait ainsi la premi?re grande justification pour enclencher des tueries barbares de grande envergure, apr?s des ex?cutions sommaires d?opposants politiques. Aujourd?hui, pour les citoyens dont les proches ont ?t? assassin?s sous la f?rule de Saddam Hussein, une haine indescriptible ronge ces gens depuis longtemps. Et il y a de quoi ! Le Sunday Times de Londres n?avait pas eu de mal ? percevoir l?esprit de vengeance, voire la soif de sang qui anime les adversaires de ce tyran. Lamya Aziz qui a perdu son p?re et son unique fr?re lors des massacres de 1991, avait souhait? qu?on coupe carr?ment le cou ? Saddam Hussein, alors que Zaid Zwain, condamn? ? six ans d?exil pour avoir fait une blague sur le dictateur, avait souhait? voir le m?galomane dans une cage au centre de Baghdad pour que les gens viennent lui cracher dessus.

Le Synday Times laisse entendre que l?opinion publique occidentale juge ? partir de ses propres param?tres le cas Saddam. La notion de crimes contre l?humanit? est difficile ? vendre en Irak car il existe une forte polarisation qui ob?it ? d?autres facteurs. Tout d?abord beaucoup de franges sunnites justifient les meurtres des chiites d?une mani?re tr?s archa?que. Ce qui reste un peu ?trange en Europe o? les rapports entre catholiques et protestants ont travers? une promotion s?culaire dans des soci?t?s b?ties depuis bien longtemps sur la libert? de culte. Ensuite, il est difficile pour les Occidentaux de comprendre ce que veut dire "les chiites sont des ennemis de l?islam et ils sont des alli?s des Perses".

Il existe toujours en l?Irak comme dans la plupart du monde arabe cette notion de complot, registre de commerce des gouvernants, et face ? un complot, la loi tribale et clanique qui dirigea l?Irak exige qu?on tue... on tue sans retenue m?me les enfants et les femmes.

La soci?t? arabe reste une grande machine consommatrice de th?ses de complots. Pour le cas de g?nocides kurdes, c?est pareil, Saddam a d?fendu l?unit? de l?Irak contre des scissionnistes qui voulaient diviser Bilad Arrafidayne.

Mais un certain intellectualisme arabe essaye d??lever le d?bat en donnant une autre version: ici, les th?ses reposent essentiellement sur des r?primandes faites ? l?encontre des Occidentaux qui ont livr? le gaz moutarde ? Saddam pour qu?il tue les Kurdes et puis Saddam entretenait d?excellents rapports avec les Etats-Unis qui le supportaient dans sa guerre contre l?Iran. Voil? les histoires du type: il me tenait le bras quand j?ai tir? au revolver.

Mais au fait, pourquoi l'Arabie Saoudite, refuse-t-elle d'aider le HAMAS en Palestine, et s'est-elle distingu?e pour attiser le feu en Kabylie, para?t-il "non musulmane selon leurs canons", car en voie d'Evang?lisation, surtout que l'on n' y adore pas les Califes, auxquels on pr?f?re, l'Islam tranqueille des Thimamrin et des Ahl el Beyt, as, m?me si aujourd'hui nos jeunes ont perdu tous les rep?res, car ils ne connaissent pas l'Islam Kabyle.
ithviriw
 

Messagede ithviriw » Sam Jan 06, 2007 12:14

Assalam;
Pour comprendre, ce qui se passe en Irak.
Raison et pendaison :
l?Irak, le p?trole, richesse et mal?diction, Quotidien d'Oran, Samedi 6.01.2007

Par Louhibi Mohamed : Avocat
1re Partie
?La Loi Est Plus Forte Que La Passion?. Aristote

L?histoire des peuples appara?t de plus en plus comme un torrent tumultueux o? le sang domine, charriant illogisme, injustice, intol?rances et violences. Elle n?a ?t? ni ne sera jamais un fleuve tranquille. L?histoire de l?Irak constitue un exemple ?difiant alors m?me que les civilisations parmi les plus anciennes ont vu le jour en M?sopotamie.

Deux grands fleuves, le Tigre et l?Euphrate, ont favoris? ?volution, prosp?rit? et expansion. Jalous? depuis la nuit des temps, ce malheureux pays a connu plusieurs invasions ?trang?res (Hittites, Perses Ach?m?nides, Grecs de la dynastie S?leucide, Parthes, Romains, Perses Sassanides). Apr?s l?av?nement rapide de l?islam de 633 ? 642 et gr?ce ? lui, la M?sopotamie malmen?e par tant d?invasions puis devenue ?Irak Al Arabi? a ?t? propuls?e dans le renouveau et l??volution. Ainsi est n?e l?une des plus importantes r?gions de l?Empire musulman.

Malheureusement l?amour effr?n? du pouvoir, toujours d?actualit? partout dans le monde, g?n?ra troubles et violences dus aux pr?tentions au khalifat. L?assassinat du troisi?me khalife Othman et celui de son successeur Ali en 661 annonc?rent instabilit? et recul des acquis multiformes dus ? l?islam.

Une ?clipse momentan?e s?ensuivit en attendant de retrouver la place qui fut la sienne.

Les Omeyyades de Syrie n?ont pas pu ma?triser r?voltes et oppositions et dont les Abbassides aid?s des Chiites parvinrent ? substituer leur pouvoir. Baghdad, ? l?image de Babylone, devint un centre culturel rayonnant et la capitale d?un Etat abbasside r?gnant sur plusieurs provinces durant plusieurs si?cles.

De nombreux ouvrages t?moignent de la tol?rance et du respect accord?s aux juifs et aux chr?tiens.

La stabilit?, la prosp?rit? furent h?las remises en cause par des r?voltes aux causes ?conomiques, sociales et politiques trouvant leurs racines dans les anciennes rivalit?s avec les Omeyyades portant ainsi atteinte ? l?autorit? de l?Etat central exemplaire pour l??poque. En 945 les Buwayhides chiites chass?rent les khalifes abbassides. L?Etat exemplaire, affaibli, d?sarticul?, impuissant ne put emp?cher ni sa d?faite ni le morcellement du Nord de l?Irak en petites entit?s arabes et kurdes d?sunies, fragiles et menac?es par la reconqu?te byzantine durant la deuxi?me moiti? du dixi?me si?cle. Toutes les p?riodes de reflux civilisationnel sont g?n?r?es par les ambitions aveugles, les rivalit?s, les violences mais sont aussi profitables ? d?autres acteurs: les vautours d?hier et d?aujourd?hui.

Puis l?Egypte, puissance rivale dans la r?gion, b?n?ficia de cette d?cadence par les retomb?es positives du commerce avec l?Extr?me-Orient.

Les Buwayhides furent chass?s du pouvoir par le Seldjoukide Toghrul Beg en 1055 apr?s un si?cle de domination. Il se proclama sultan de l?Irak Al Arabi et r?gna ainsi 37 ans jusqu?en 1092 o? son territoire vola en ?clats pour ?tre soumis aux al?as de toute nature.

Profitant de la d?sunion, ce d?faut h?las majeur, tenace et profond chez nos chers coreligionnaires et bien s?r toujours d?actualit? (voir de nos jours le piteux ?tat du monde arabe) les Mongols et leur chef Hulagu conquirent le pays apr?s une campagne foudroyante, soit en une ann?e de 1258 ? 1259. Connus pour ?tre des pr?dateurs impitoyables, ils pill?rent et d?truisirent tout sur leur passage, toutes les infrastructures et r?seaux d?irrigation, portant les atteintes les plus graves ? l?agriculture et toute l??conomie (?ternelles r?p?titions lorsqu?on voit h?las certaines images actuelles). Toutes les invasions ont leurs cons?quences immuables: violences et r?gressions.

Le pouvoir des Mongols Illkans divisa le pays en deux gouvernorats.

D?autres Mongols dits Dal?yiri des chass?rent les pr?c?dents de 1335 ? 1410. Une nouvelle nu?e de pr?dateurs mongols sous la conduite de Timur Lang ravag?rent l?Irak davantage durant huit ans, de 1393 ? 1401. Deux Etats turcs successifs furent cr??s, le premier par Djihan Chah 1444-1467 allant de Tabriz au Chatt El Arab et le second par Uzun Hassan. L?Irak fut soumis une fois de plus ? une nouvelle conqu?te par les S?f?vides alli?s des Chiites turkm?nes de 1499 ? 1508.

Les sultans turcs de rite sunnite, n?acceptant pas ce nouvel Etat, lui d?clar?rent une guerre ?puisante, achev?e seulement en 1639.

Ils en feront une partie importante de l?Empire ottoman jusqu?en 1918. Cela n?emp?cha pas les attaques r?p?t?es contre les s?dentaires des vall?es du Tigre et de l?Euphrate par les nomades et les montagnards.

Bassora de 1624 ? 1668 puis Baghdad de 1694 ? 1704 d?cr?t?rent leur autonomie.

Baghdad fut dirig? par des gouverneurs mamelouks d?sign?s localement de 1704 ? 1831 soit durant 127 ans avec l?assentiment d?Istanbul. Des attaques persanes de 1736 ? 1747 furent repouss?es par les Mamelouks. L?orthodoxie sunnite des Wahabites apr?s 1790 mena?a les Chiites de l?Irak Al Arabi en ruinant Nadjaf en 1803 et Bassora en 1804. L?autorit? turque fut ?nergiquement r?tablie par le gouverneur Ali Reza Pacha sur ordre de son souverain Mahmud II. Ainsi d?une conqu?te ? l?autre, amour du pouvoir, convoitise des richesses et convictions religieuses stimul?rent les passions et fa?onn?rent douloureusement l?histoire de l?Irak jusque-l?.

L?Empire turc regard? avec autant de crainte que de convoitise du fait de ses territoires, de sa flotte, de son arm?e par les deux plus grands Etats colonialistes du 18e si?cle, l?Angleterre et la France, resta sous haute surveillance pour l?an?antir ? la premi?re occasion. Diplomates et commer?ants, espions de l?une et de l?autre sont d?j? pr?sents d?s le d?but du dix-neuvi?me si?cle. L?activit? commerciale est favoris?e d?s 1836 par la navigation des navires ? vapeur sur le Tigre, l?un des grands fleuves irakiens.

Les premi?res communications t?l?graphiques intervinrent en 1836 am?lior?es par la cr?ation d?un service postal. Midhat Pacha, gouverneur de l?Irak de 1869 ? 1872, r?alisa une avanc?e s?rieuse vers la modernit? en construisant plusieurs ?coles, un h?pital... Il imposa la s?curit? des communications terrestres et des ?changes et fonda un journal.

En trois ans il fit faire au pays de s?rieux progr?s. La r?alisation du chemin de fer de Baghdad par un groupe franco-allemand d?buta d?s 1903. La d?couverte du p?trole, son importance et la Premi?re Guerre mondiale influ?rent d?une fa?on d?cisive sur l?histoire de l?Empire ottoman et celle de l?Irak. L?entr?e en guerre en novembre 1914 de la Turquie, alli?e de l?Allemagne, fut suivie du d?barquement des troupes anglo-indiennes ? Bassora.

La r?sistance acharn?e des Turcs stoppa les Britanniques d?s 1915 et dont une partie de leurs troupes capitula ? K?t, en avril 1916.

Par une deuxi?me offensive, ils remont?rent les vall?es du Tigre et de l?Euphrate gr?ce aussi aux renseignements des espions d?j? ? l?oeuvre depuis un si?cle. La ville de Baghdad fut conquise en mars 1917 et celle de Kirkuk en 1918.

L?armistice conclue entre bellig?rants europ?ens en octobre 1918 permit ? l?Angleterre d?administrer l?Irak. Cette situation de fait fut avalis?e par un mandat donn? ? la puissance occupante par la Soci?t? des Nations (dont les USA ne firent pas partie suite au refus de leur congr?s) suite ? la conf?rence de San Remo en avril 1920 lors de laquelle l?Angleterre fut ?videmment juge et partie. Le mandat suscita aussit?t la r?volte du peuple irakien contre l?occupant, notamment dans le Sud de l?Irak. Le sentiment national d?passant les clivages religieux ne fut pas une vue de l?esprit. Il se manifesta d?j? ? l??poque de la r?volution des Jeunes-Turcs de 1908 soutenus par l?organisation secr?te d?officiers Al Aahd, ?Le Serment?, dont la province de Bassorah constitua un vivier important.

Bien s?r, au nom de la libert? des peuples, tr?s t?t, la fameuse et non moins ?d?mocratie lib?rale? britannique toujours aussi ?exemplaire? r?prima brutalement, sauvagement et rapidement toute vell?it? d?ind?pendance et de libert? des Irakiens.

Les Britanniques impos?rent une institution marionnette sous leur contr?le exclusif dite ?Conseil Arabe de l?Etat?. En 1921 elle imposa aussi un des ?mirs de service, le Hach?mite Fay?al Ibn Hussein, comme roi de l?Irak, chass? par la France de Damas auparavant.

La g?n?reuse ?Grande-Bretagne? recasa et recycla en quelque sorte ce ch?meur de luxe et bien s?r toujours dans ?l?int?r?t? du peuple irakien...

L?imp?rialisme agit selon les circonstances, avec ou sans masque et paravent, c?est selon...

Une Assembl?e constituante aussi fantoche que toutes les institutions impos?es par l?occupant pour agir sur ses ordres et ? sa d?votion, ? l??vidente similitude avec l?actuel gouvernement irakien, ratifia le trait? du 10 octobre 1922 comportant des clauses l?onines.

Faycal Ibn Hussein devint donc le premier roi d?une monarchie h?r?ditaire ? laquelle la R?volution de 1958 mit un terme apr?s 22 ans d?existence. Auparavant, l?opposition ferme et r?solue des Irakiens au gouvernement dit repr?sentatif tout aussi fantoche contraindra la SDN ? ?donner? ? l?Irak la wilaya de Mossoul, r?clam?e en vain par la Turquie d?s 1925.

Malgr? le v?u de la Grande-Bretagne de maintenir l?Irak sous sa domination av?r?e, elle agit aussi beaucoup plus de mani?re sournoise, m?me si la crainte du nationalisme irakien risquant d??tre contagieux, comme s?il ne pouvait ?tre naturel et spontan?, lui imposa de l?cher du lest, car malgr? toutes ses manoeuvres la SDN pronon?a la fin du mandat britannique et l?ind?pendance de l?Irak admis le 30 octobre 1932 parmi ses membres. Un deuxi?me trait? sign? (ou impos? ?) auparavant entre l?occupant et l?Irak le 30 juin 1930, pr?alable dans une tr?s grande mesure ? son ind?pendance et tout ? fait formel qui sera accord?. Il comportait: une alliance de vingt-cinq ans, le maintien de bases a?riennes ? Chuaiyba et Habbaniya avec l?enti?re libert? de mouvement de son arm?e sur le territoire irakien.

Depuis 1927 l?Irak Petroleum Company ?IPC? fut d?j? ? l?oeuvre sans aucun b?n?fice pour les malheureux Irakiens qui eurent droit ? quelques miettes au nom de la ?Justice?.

Les Irakiens, comme tous les peuples humili?s, se d?fendirent, r?agirent et empoisonn?rent le r?gne du roi Ghazi 1er qui succ?da ? Fay?al en 1933. Le pays se r?volta, il devint ingouvernable et les sentiments anti-britanniques se renforc?rent face au pillage. Il s?ensuivit sept coups d?Etat entre 1936 et 1941 avec souvent l?aide ?d?sint?ress?e? des Britanniques. Ghazi 1er, d?c?d? en 1939, laissa un fils, Fay?al II, ?g? de quatre ans, proclam? roi sous la r?gence de son oncle Abdellilah. En 1941 un coup d?Etat transf?ra le pouvoir ? Rachid Ali, chef de file des opposants, favorables aux puissances de l?axe.

La Grande-Bretagne intervint une fois de plus et r?occupa aussit?t tout le pays en 1941, le r?gent Abdelillah r?tabli et la Grande-Bretagne entra?na l?Irak en 1943, ? son corps d?fendant, contre la volont? de son peuple, ? ses c?t?s dans la Deuxi?me Guerre mondiale.

D?j? impopulaire malgr? le voeu de certains leaders pour une coop?ration mutuellement b?n?fique, la Grande-Bretagne organisa et acc?l?ra l?immigration juive en Palestine, ce qui lui valut plus de ressentiment. Le gouvernement irakien sous la forte pression de son opinion, qui exigea la d?nonciation du trait? d?alliance l?onin de 1930, obtint quelques tr?s maigres concessions.

Ainsi r?vis?, il fut suivi du trait? de Portsmouth conclu en janvier 1948.

Le peuple irakien, tellement exasp?r?, r?agit violemment suite au maintien d?une dr?le d?alliance profitable d?abord ? la fameuse IPC qui pompait le p?trole depuis 1927 soit plus de 20 ans d?j? ? son d?triment.

Les violentes manifestations de Baghdad firent fuir Salih Djabr, premier ministre aux ordres. Malgr? toutes ces r?actions l?gitimes, le trait? de 1930 fut maintenu.

La Grande-Bretagne imp?rialiste n?a jamais cess? d?humilier les peuples arabes. Malgr? ses immenses richesses, le peuple irakien vivant dans une grande mis?re s?insurgea, d?o? des troubles violents en 1952 ? Baghdad r?prim?s par l??tat de si?ge et la chasse au parti communiste - aussit?t d?cr?t?s. L?accord de f?vrier 1952 imposa ? l?imp?rialisme de partager ? 50 % des b?n?fices du p?trole. A noter des tentatives de regroupement ?conomique sugg?r?es ? Nouri Said, tel le projet de f?d?ration du Croissant fertile comprenant l?Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, Palestine arabe dans le but de calmer l?opinion n?a pas abouti. Deux autres manoeuvres de plus initi?es par la Grande-Bretagne, le pacte de Baghdad en 1955 et la proclamation de la F?d?ration arabe comprenant l?Irak et la Jordanie en f?vrier 1958 provoqu?rent des r?actions ext?rieures ?galement pour la deuxi?me de la part de l?Egypte et de la Ligue arabe. ?Tant va la cruche ? l?eau? qu?? la fin elle se casse, dit Le proverbe. Le 14 juillet 1958 un groupe d?officiers patriotes balaya la dynastie et ses supp?ts au grand dam de la Grande-Bretagne. Le jeune roi Faycal, le r?gent Abdelillah furent ex?cut?s puis dans les jours qui suivirent Nouri Said subit le m?me sort.

La R?publique est enfin proclam?e par le g?n?ral Kassem. L??v?nement est important pour le Moyen-Orient, il consacra apr?s la prise du pouvoir par les ?officiers libres? ?gyptiens l?av?nement d?un deuxi?me r?gime progressiste. Il donna consistance au Mouvement National Arabe de Lib?ration sans cesse contrari?, ?touff? et brim? par l?imp?rialisme connu en Alg?rie durant toute sa colonisation.

Le g?n?ral Kassem, recherchant le plus grand consensus, accepta le soutien du parti communiste et ordonna le retrait de l?Irak de la F?d?ration arabe en ao?t 1958 du pacte de Baghdad en mars 1959 plus encore de la zone sterling en juin 1959.

Il mit tr?s s?rieusement ? mal les montages g?o-?conomico?strat?giques de l?imp?rialisme qui resta sourd et aveugle face au bouleversement intervenu depuis la fin de la Deuxi?me Guerre mondiale, aux guerres de lib?ration en Indochine, au Maghreb et particuli?rement en Alg?rie.

Le vent de la libert? est puissant, il souffle fort malgr? le rapport de force in?gal. Les dirigeants imp?rialistes n?ont toujours pas compris que la volont? des peuples est indomptable.

Aspirant ? un d?veloppement rapide, ? la n?cessit? urgente de r?pondre ? la soif de justice, de libert? et de bien-?tre, le g?n?ral Kassem, face ? l?hostilit? occidentale, conclut un accord ?conomique avec l?URSS.

Tout pouvoir, fut-il progressiste, g?n?re ses opposants.

Les positions fortes acquises par les communistes inqui?t?rent les unionistes favorables aux th?ses de Nasser avec ? leur t?te le colonel Abdesalem Aref. Aussit?t recommen?a une p?riode de turbulences.

Le soul?vement pro-nass?rien, selon une th?se incertaine, du colonel Chawaf ? Mossoul en mars 1959, fut violemment r?prim?, ce qui fut imput? aux Kurdes et aux communistes. Des troubles intervinrent aussi entre Kurdes et Turkm?nes ? Kirkuk en juillet 1959, soit respectivement 9 mois pour Mossoul et 12 mois pour Kirkuk apr?s l?av?nement de la R?publique... Kassem ?carta les communistes du gouvernement et autorisa la r?apparition sur la sc?ne politique de cinq partis.

Les mutations importantes et les transitions difficiles firent que les initiatives des nouveaux pouvoirs ne furent pas toujours des succ?s.

Tel fut le cas pour une r?forme agraire d?cid?e h?tivement en septembre 1958 par la jeune R?publique de deux mois et aussi pour le plan quadriennal de 1960.

L?autarcie n?est pas toujours un succ?s, loin s?en faut !

Barzan, leader kurde, organisa des maquis qui mirent en ?chec l?arm?e irakienne en 1961. A Suivre
ithviriw
 

Messagede ithviriw » Dim Jan 07, 2007 15:07

forums a écrit:wa alikum assalam

@ ithviriw,
...dans ce monde qui est domin? par Bush & Co, est-il devenus un h?ros, un martyre? oui absolument, et je le consid?re comme tel,
.....si Saddam ?tait khabit et/ou agent des am?ricains, doit-on l?imit? ?
et ceux qui sont devenu comme lui, doit-on les taire ?

ce que je vous reproche, et je le comprends, c?est votre refus d?admettre que ce que font les chiites actuellement en Irak, ...

@ Haydar,
Je confirme ta certitude, si les khoubatas que t?as cit? ?generale Ammari,Nezar ou autre membre de la junte?, devenaient des r?sistants contre l?occupation ?trang?re, restaient digne et mouraient debout le jour de leur pendaison "Ali mout wakef", oui je l?ai consid?rerai comme des martyre et h?ros je mettrai ma main dans leur mains,
....Saddam allah yarahmou : puisqu?il n?est plus
il ?tait une terreur pour les irakiens et vous le savez
et aussi a terroris? les am?ricains puisque il n??tait plus fiable, et donc un danger pour eux
....
je confirme les textes post?s sont bon, c?est de l?histoire, un rappel et j?ai aim?
allons-nous prendre note ? va-t-elle nous servir dans notre pr?sents et futur? j?ai peur que non et je suis tr?s septique, malheureusement, l?histoire ne nous sert presque pas, ou est Gharnata?

Assalam;

Raison et pendaison: l?Irak, le p?trole, richesse et mal?diction



Par Louhibi Mohamed Avocat



2e Partie Et Fin



L?Irak formula en juin 1961 des revendications territoriales relatives au Kowe?t et toucha l? ? un point extr?mement sensible r?apparu en 1991.

Cela lui valut la rupture des relations diplomatiques avec le Liban, la Jordanie, les USA et la rancune encore plus tenace de la Grande-Bretagne auxquelles s?ajout?rent de mauvaises relations avec l?Egypte.

Le g?n?ral Kassem ne se serait-il pas cr?? trop de foyers de tension internes et externes ? Telles les alliances et les m?salliances avec les communistes et les kurdes.

L?imp?rialisme ne d?sarme jamais, m?me surpris il rebondit toujours.

En d?cembre 1961 l?impossible entente avec l?Irak Petroleum Company incita le gouvernement ? nationaliser ? 99,6 % les zones de concessions et exigea 20 % de son capital, ce qu?elle refusa.

Il cr?a une compagnie nationale.

L?Irak n?arrivait toujours pas ? assurer sa stabilit? pour toutes les raisons int?rieures et plus encore ext?rieures.

Il a touch? ? des int?r?ts sensibles. Contrairement ? l?adage, ?charbonnier n?est pas ma?tre chez lui?, un coup d?Etat le 8 f?vrier 1963, initi? par des militaires et unionistes pro-nass?riens aid?s par des Baathistes chevronn?s est couronn? par la cr?ation d?un Conseil National de la R?volution avec ? sa t?te le colonel Abdesalam Aref, promu mar?chal.

Le g?n?ral Kassem et ses proches collaborateurs furent ex?cut?s et la constitution provisoire du 27 juillet 1958 abrog?e.

Les Baathistes men?rent une purge sans r?pit contre les communistes, promirent aux Kurdes un statut d?autonomie en mars 1963.

Malheureusement le conflit reprit d?s juin 1963.

Les relations s?am?lior?rent avec l?IPC, l?ouverture fit place ? l?autarcie.

La Syrie, apr?s un coup d?Etat pro-baathiste le 8 mars 1963, n?gocie avec l?Irak et l?Egypte un projet d?union tripartite sign? le 18 avril 1963. L?Irak par ailleurs renonce ? ses pr?tentions sur le Kowe?t.

Le projet d?union une fois encore fut h?tif, plus sentimental et romantique que r?aliste, r?fl?chi, progressif - d?o?, son ?chec illustr? par le d?saccord entre la Syrie et l?Egypte.

L?Irak et la Syrie cr??rent une union militaire le 17 novembre 1963 ? les ?v?nements se bouscul?rent dans les t?tes dirigeantes ? un rythme insaisissable, m?me r?trospectivement. Entre la signature du trait? d?union tripartite le 18 avril 1963 et l?union militaire irako-syrienne le 17 novembre 1963, 7 mois seulement se sont ?coul?s...

Au m?me moment, le Baath, partie prenante d?cisive, est totalement ?cart? du pouvoir en Irak pour donner des gages aux conservateurs inquiets par le rythme et la nature des d?cisions et plus encore par le pro-nasserisme des Baathistes.

D?s le 21 novembre 1963, le mar?chal Aref d?tenteur de tous les pouvoirs, forma un gouvernement et dont le g?n?ral Tahir Yahia fut le Premier ministre.

Une nouvelle constitution temporaire vit le jour le 3 mai 1964. En juillet 1964, tous les partis furent interdits, et remplac?s par un parti unique: l?Union Socialiste Arabe. Ant?rieurement intervint la lib?ration de prisonniers politiques, un cessez-le-feu avec les Kurdes le 10 f?vrier 1964 suite ? l?aide de Nasser.

Le rapprochement ?gypto-irakien fut concr?tis? par un accord ?conomique en f?vrier 1964, la cr?ation d?un conseil pr?sidentiel et celle d?un commandement militaire commun en mai 1964.

L?abc?s de fixation kurde, faute d?un accord audacieux r?aliste et d?finitif, se maintint pour le plus grand bonheur de l?imp?rialisme ayant la capacit? de le r?activer par la manipulation ? tout moment pour contrarier la stabilit? et l?unit? nationale de l?Irak, comme c?est le cas actuellement.

D?s 1965, le conflit kurde reprend et le projet ?gypto-irakien n?a ni l??lan ni la force de cr?er l?indispensable dynamique ? son succ?s.

Le d?senchantement appara?t de part et d?autre ? peine un an apr?s les accords ant?rieurs.

Le gouvernement de Tahir Yahia, dont 7 ministres de sa tendance et 6 ministres pro-nasseriens d?missionn?rent en septembre 1965.

Les nationalisations de juillet 1964, le progressisme des pro-nasseriens inqui?t?rent notamment la bourgeoisie irakienne et incit?rent l?Irak ? se d?tacher du nasserisme.

L?instabilit? et l?absence de choix r?fl?chis se manifest?rent encore en septembre 1965 par une tentative avort?e de coup d?Etat du g?n?ral Aref Abderrezak, Premier ministre.

Abderrahman al Bazzaz, nouveau Premier ministre, et son gouvernement enterr?rent ?le socialisme arabe?, d?cid?rent la fin des nationalisations, celles des monopoles de l?Etat sur les importations et de la repr?sentation des travailleurs dans la gestion des entreprises nationalis?es. Les relations avec l?Egypte furent r?duites.

Le 14 avril 1966, le mar?chal Aref, chef de l?Etat d?c?d? accidentellement, est remplac? par son fr?re le g?n?ral Abderrahmane Aref.

Un nouveau cessez-le-feu intervint avec les Kurdes en juin 1966 auquel s?oppos?rent une partie de l?arm?e qui en fit grief ? Bazzaz tout comme les communistes, baathistes et pro-nasseriens, tous d?lib?r?ment hostiles ? son lib?ralisme effr?n?. Influenc?, Aref se s?pare de Bazzaz.

Le g?n?ral Nadji Talib dirigea le gouvernement d?s ao?t 1966 jusqu?? sa d?mission en mai 1967.

Aref assura lui-m?me la direction d?un gouvernement d?union nationale comportant Baathistes mod?r?s et Kurdes jusqu?au 10 juillet 1967, date ? laquelle le g?n?ral Yahia forma un gouvernement. L?Irak se rallia le 3 juin 1967 au pacte ?gypto-jordanien et d?clara la guerre ? Isra?l le 5 juin 1967 en y prenant part de mani?re quasi insignifiante en Jordanie.

Le 6 juin 1967, l?Irak comme d?autres pays arabes rompit ses relations diplomatiques avec les USA et stoppa le pompage du p?trole destin? aux Anglo-Saxons.

Le 17 juillet 1968 un nouveau coup d?Etat renversa Abderrahman Aref, le g?n?ral Ahmed Hassan El Bakr fut nomm? pr?sident de la R?publique et forma un gouvernement domin? par le Baath dont il prit la direction et le titre de commandant en chef de l?arm?e le 30 juillet 1968. Il proclama le 22 septembre 1968 une constitution provisoire (une de plus) ?rigeant le socialisme en choix d?cisif.

Malgr? les coups port?s ? l?opposition de droite, Bakr n?aura pas la vie facile.

L?intrigue et le complot sont des maladies difficiles ? gu?rir comme il r?sulta de la d?couverte de celui organis? par des officiers de l?arm?e et de la police manipul?s, selon le CCR, la plus haute instance, par les USA et l?Iran. Il s?ensuivit vingt ex?cutions capitales. Bakr et les progressistes r?alis?rent un pacte national de coop?ration en novembre 1971.

Deux communistes deviennent ministres le 14 mai 1972 et dont leur parti est l?galis? pour la premi?re fois depuis sa cr?ation et la signature d?un accord le 17 juillet 1973 dit Pacte national d?action entre celui-ci et le Baath. Les Palestiniens re?oivent une aide financi?re consistante.

Bakr opte pour une coop?ration multiforme et active avec l?URSS par les trait?s de 1969 outre un trait? d?amiti? et de coop?ration du 9 avril 1972.

La dur?e m?me relative de Bakr et de son ?quipe malgr? les complots avort?s commen?a ? porter ses fruits.

La fourniture d?armes aux maquisards kurdes par l?Iran empoisonne les relations des deux pays et fait r?agir l?Irak par l?expulsion de tous les Iraniens vivant sur son territoire.

En juin 1972, l?IPC est nationalis?e.

En 1973, l?Irak est solidaire de l?Egypte et de la Syrie qu?elle appuie lors de la quatri?me guerre isra?lo-arabe. C?est ? la suite de toutes ces tumultueuses p?rip?ties que Bakr, qui dirigea l?Irak depuis le 17 juillet 1968, d?missionna le 16 juillet 1979.

Ainsi Saddam Hussein, qui fut son vice-pr?sident durant ces 11 ans, lui succ?da ? la t?te du Baath et de l?Etat.

D?s ao?t 1979, il surmonta un complot et consolida son pouvoir. Par une loi en mars 1980, il amenda la constitution de 1970 et cr?a une Assembl?e nationale. Sur d?cision de Saddam Hussein, l?ouverture d?mocratique annonc?e commen?a ? se concr?tiser par les premi?res ?lections l?gislatives depuis 22 ans dont la majorit? des si?ges alla au Baath, les autres furent remport?s par diverses formations, lesquelles constitu?rent, avec le Baath, le Front National Progressiste.

Seule ombre au tableau, le parti communiste ne fut pas repr?sent?. Pourquoi ?

Il est ?vident que les rivaux de l?int?rieur et les ennemis ?trangers de l?Irak ne virent pas cela d?un bon oeil et l?agitation religieuse r?apparut entre confessions ? Nadjef et Kerbala les 5 et 6 f?vrier 1977 ainsi que dans le Sud de l?Irak en mars 1977.

L?av?nement de la R?publique Islamique Iranienne en f?vrier 1979 stimula la contestation chiite.

En avril 1980, le pouvoir r?agit s?v?rement vis-?-vis de ses chefs pour pr?server la stabilit? et r?aliser l?unit? nationale si fragile assur?es tr?s relativement pour une fois sous la direction de Bakr de juillet 1968 ? juillet 1979 et que Saddam Hussein a voulu s?rieusement consolider.

Saddam Hussein, vice-pr?sident de 1968 ? 1979, et pr?sident de la R?publique depuis jusqu?? la deuxi?me guerre d?clar?e ? l?Irak en 2003, soit 23 ans, d?o? son pouvoir de d?cision d?une dur?e de 34 ans est loin de comporter que des r?sultats n?gatifs.

Que le lecteur excuse mes longs d?veloppements l?entra?nant dans le fin fond de l?histoire de l?Irak caract?ris? par une instabilit?, des complots, des rivalit?s quasi obsessionnels jusqu?aux ann?es 1970, le but ?tant de les opposer ? la stabilit? intervenue depuis Bakr et Saddam voulant un Etat-Nation fort et organis?.

La d?mocratie ne s?ach?te pas dans une ?picerie, elle ne s?improvise pas et r?sulte d?une ?ducation, d?une culture, d?un consensus.

Comment y parvenir avec les nombreux ?braves gens et amis? des Arabes, qui leur veulent que du ?bien? tellement p?tri de sang et de p?trole...

Les plus grandes erreurs de Saddam Hussein consist?rent ? tomber de la mani?re la plus stupide t?te baiss?e dans deux pi?ges.

Le premier se rapporte ? l?attaque de l?Iran, pays voisin et musulman. Il servit de sous-traitant ? l?imp?rialisme et aux monarchies apeur?es par l?Iran en remettant en cause l?accord d?Alger sign? en mars 1975
, auquel le regrette pr?sident Boumedi?ne apporta la marque de son intelligence et de son autorit? morale sur la sc?ne internationale, aid? en cela par Abdelaziz Bouteflika, ministre des Affaires ?trang?res ? cette ?poque. La crise ouverte, l?Irak voulut annuler les concessions territoriales relatives au Chatt Al Arab et faire aboutir des revendications sur l?Arabistan ou Khuzustan, r?gion d?Iran peupl?e d?arabophones. L?Irak aurait d? observer une extr?me prudence face ? la R?volution Islamique ?quivalente ? un s?isme politique, en raison du r?le de gendarme de l?imp?rialisme jou? par le Shah d?Iran ? la t?te d?une puissance militaire importante. Saddam Hussein, en d?clarant cette guerre, a ?t? tr?s mal inspir?. Elle a co?t? des millions de morts, affaibli les deux pays et leur a co?t? des milliards de dollars en faisant chuter leurs exportations de p?trole. L?avantage premier de l?Irak en septembre 1980 a ?t? vite surmont? par l?Iran qui d?s 1981 mena une contre-offensive contraignant l?Irak ? proposer la paix en juin 1982. L?Iran refusa malgr? l?acceptation ? nouveau par l?Irak des fronti?res d?finies par l?accord d?Alger et continua la guerre en voulant la chute de Saddam Hussein.

Diabolis? au-del? de toute mesure, s?il a utilis? des armes chimiques, ce sont les pays occidentaux qui les lui ont fournies abondamment contre esp?ces sonnantes et tr?buchantes.

L?Allemagne, les USA, la Grande-Bretagne pourraient peut-?tre r?pondre ? quelques questions. Qui lui a donn? des renseignements r?sultant de l?observation des satellites ? Qui a permis d?engager par l?Irak des avions fran?ais Super-Etendard aux bombardements meurtriers ? Qui a financ? le conflit fratricide et stupide ? Bien s?r, nos fr?res arabo-musulmans du Golfe.

Le deuxi?me pi?ge tendu ? Saddam Hussein fut le soi-disant accord tacite que les USA lui auraient donn? en s?abstenant de notifier par une position claire leur refus de l?invasion du Kowe?t.


La meilleure occasion leur fut offerte pour mener la premi?re guerre du Golfe en d?pit de l?acceptation de Saddam Hussein d??vacuer le Kowe?t.

L?occasion ?tait trop belle pour les USA et la coalition - comprenant la Grande-Bretagne toujours ?tr?s bien dispos?e? ? l??gard de l?Irak et des Arabes, de la France (qu?a-t-elle gagn? ?) et d?autres pour ?bouffer? de l?Irakien.

Par exemple, un groupe de fantassins irakiens pr?sents dans une tranch?e et voulant se constituer prisonniers fut enterr? vivant par des chars am?ricains pour, para?t-il, gagner du temps et ?conomiser des munitions (voir le livre du professeur A. Jacquard intitul? ?J?accuse?.

Les USA ont effray? le roi Fahd par de fausses images satellitaires montrant les troupes irakiennes mass?es aux fronti?res de l?Arabie.

Ainsi ont-ils pu d?ployer une force arm?e toujours pr?sente dans ce pays et que ses islamistes contestent.

La troisi?me erreur de Saddam Hussein consista ? se laisser prendre vivant, il aurait d? mourir plus dignement quitte ? cr?er les conditions propices ? une fin honorable digne d?un soldat, d?un homme.

Le ?proc?s? qui lui a ?t? intent? rel?ve des violations graves et r?p?t?es des lois p?nales internationales.

T?l?guid? jusqu?au bout, instruit par des ?lois? sur mesure, il fera date dans l?histoire du Droit international.

Pourquoi s??tre limit? aux seuls chefs d?accusation ?voqu?s ?

Pourquoi n?a-t-on pas ?voqu? tous les usages des gaz et leurs fournisseurs ?

Pourquoi ? Pourquoi ?...

Le tribunal d?exception, la condamnation et les conditions horribles de son ex?cution sont en dernier ressort un message multiforme.

Montrer le supplice, insult?, martyris? par ses bourreaux, c?est laisser d?lib?r?ment sortir des images indignes, ce que l?on ne fait pas m?me pour un condamn? de droit commun.

C?est donc avertir les chefs d?Etat arabes et musulmans, tous les Arabes et d?autres sans doute en Am?rique Latine o? les choses changent que l?Am?rique de Bush fait ce qu?elle veut quand et o? comme elle veut.

Ex?cutez ou vous serez ex?cut?s
!

Silence, on tue ! Sans pudeur, sans respect pour le milliard deux cents millions de musulmans (ni pour les opposants ? la peine de mort).

L?ex?cution est intervenue le jour m?me de l?un des rites sacr?s, le jour m?me de la c?l?bration du sacrifice de Sidna Ibrahim, acte on ne peut plus barbare !

Il s?agit l? d?une tr?s grave offense aux musulmans, aux croyants, m?me ? ceux qui ne portent pas Saddam dans leur coeur.

Jetez de l?huile sur le feu, il en restera toujours.

Vous oeuvrez pour la guerre civile, pour la partition de l?Irak qui reste l?un de vos buts.

Quel aveuglement politique et pour quels r?sultats ?

Les 3.000 morts am?ricains, les milliards de dollars gaspill?s, le discr?dit des USA alors que beaucoup d?Am?ricains sont contre cette guerre absurde et plus encore les dizaines de milliers de morts irakiens ne comptent pas.

Triste ?poque que nous vivons.

Je laisserai la parole ? Noam Chomsky, intellectuel am?ricain, qui, dans son livre intitul? ?Dominer le monde ou sauver la plan?te ? L?Am?rique en qu?te d?h?g?monie mondiale? Ed Fayard p 177, mentionne: ?Aussi horrible et brutal qu?il ait pu ?tre, le r?gime de Saddam Hussein a bel et bien orient? les profits du p?trole vers le d?veloppement int?rieur. Ce ?dictateur r?gnant sur un syst?me qui a fait de la violence un moyen de gouvernement? ? l??effroyable bilan en mati?re de droits de l?homme?, a n?anmoins ?fait entrer dans la classe moyenne la moiti? de la population du pays, et les Arabes du monde entier... sont venus ?tudier dans les universit?s irakiennes?.

J?emprunte au Cid de Moli?re ma conclusion: ?A vaincre sans p?ril, on triomphe sans gloire !?.
ithviriw
 

Messagede ithviriw » Lun Jan 08, 2007 04:20

Assalam;

Les vrais raisons de l'ex?cution et surtout de la diffusion par la CIA, des images VIDEOS de l'ex?cution au demeurant l?gale, de Sadam le Joker de Bush.

1.- Alliance contre nature des Vassaux arabes de la P?ninsule, avec leur ma?tres du Mossad, selon "Intelligence On Line", contre la R?publique Islamique, et le soi-disant "p?ril que constituerait l'Islam nucl?aris?", alors que la Croix et l'?toile de David, nucl?aris?s, sont au contraire des parapluies nucl?aires pour les Mounafikins arabes.

2.- Ex?cution du Joker am?ricain, l'ex "agent de la CIA", Sadam impos? et prot?g? des USA, contre les Irakiens musulmans et gardien de 10% du tr?sor ?nerg?tique de l'Occident, r?mun?r? et prot?g?, par les armements et la technologie occidentale, en contre-partie de sa promotion et de son maintien au Pouvoir, avec l'aide du Baath ani-musulman et la?co-fasciste.

3.- D?sir de Bush, un autre tyran et dictateur "illumin?" de marquer l'Histoire des relations internationales, avec l'appropriation par les USA, des 1/3 des r?serves mondiales de brut, et la r?alisation de la Proph?tie des "Illuminattis", pour christianiser le Monde apr?s avoir reconstruit le Temple et permis aux juifs de "reconstruire le Temple", et les avoir regroup?s en "Terre Sainte, du Nil ? l'Euphrate", avant l'Armaggeddon, sens? annoncer la "Victoire du Christ" et extermin? les "infid?les" dont les musulmans sont les premiers vis?s, puisqu'ils "narguent le Christ" en lui pr?f?rant selon leurs croyances, Mouhamad, aswaws, qui est pour eux un "imposteur", d'o? son nom de MAhomet ( ma houmid = celui qui n'est pas lou? par Allah), Al 'iyadhou bi Allah.
En effet, ce sont les mounafikins, de la P?ninsule qui constitueront les arm?es du Dadjal, comme pr?vu dans les Ecritures; et les bases en Arabie, au Qatar, ? Bahre?n, aux Emirats, en Egypte, en Jordanie, et la tentative d'en installer gr?ce ? Djoumblat et ? Hariri et Signora au Liban, ou avec la complicit? de Abbas, en Palestine occup?e et d?finitivement convertie ? la "soumission aux sionistes", programm?e depuis Madrid et Oslo, et sanctionn?es par des "prix Nobels" coquins, n'en sont que les preuves suppl?mentaires...

3.- Destruction du front Islamique, selon la vieiile tradition du "DIVISER POUR REGNER" sur les colonisables, comme les appelait mon ma?tre Malek Bennabi, Rahimahou Allah.


ضربة نووية اسرائيلية لايران!
عبد الباري عطوان
عندما تكشف صحيفة بريطانية بوزن الصنداي تايمز عن خطة اسرائيلية لضرب المفاعلات الايرانية باسلحة نووية تكتيكية، فإن علينا ان ننظر الي هذا الامر بجدية، لان هذه الصحيفة بالذات لا تفرد صدر صفحتها الاولي لخبر كهذا دون وجود أجندة خفية للذين ارادوا تسريبه عبرها، والمقصود هنا جهات اسرائيلية استخبارية.
فالصحيفة تخصصت بنشر قصص اخبارية مماثلة، جاءت بمثابة تحريض علي الحرب ضد العراق، عندما قالت قبل الحرب الاولي عام 1991 ان الرئيس العراقي صدام حسين علي بعد بضعة اشهر من انتاج اسلحة نووية، وفي المرة الثانية عندما اكدت قبل حرب اذار (مارس) عام 2003 ان العراق يملك اسلحة دمار شامل، وان المفاعل النووي العراقي يعمل بشكل متسارع لانتاج رؤوس نووية. وتبين في الحالين ان هذه التسريبات المتعمدة، من قبل جهات غربية واسرائيلية، لم تكن دقيقة علي الاطلاق.
ومن هنا يمكن النظر الي التسريبات الاخيرة حول الخطة الاسرائيلية هذه من زاويتين اساسيتين:
الاولي: ان يكون الهدف منها هو بث الذعر في نفوس الايرانيين، ودفعهم الي التفكير في عواقب الاستمرار في عمليات تخصيب اليورانيوم، وبما يؤدي في النهاية الي التخلي عنها.
الثانية: تهيئة الاجواء الدولية لاستخدام اسلحة نووية ضد ايران، وايكال هذه المهمة للدولة العبرية، كرد علي تصريحات الرئيس الايراني احمدي نجاد التي هدد فيها بازالة اسرائيل عن الخريطة.
الاحتمال الثاني ربما يكون الاكثر ترجيحا، لان الولايات المتحدة الغارقة حتي اذنيها في المستنقع العراقي قد لا تكون في وضع يؤهلها دستوريا ولوجستيا لشن حرب جديدة، ولهذا قد تدفع ادارتها باسرائيل للقيام بهذه المهمة ثم تهرع لمساعدتها في مرحلة لاحقة، اي تتدخل للدفاع عنها او حمايتها.
الرئيس الامريكي جورج بوش يتصرف حاليا مثل النمر الجريح، فقد اقترب من الاعتراف بالهزيمة الكاملة في العراق في خطابه الاخير، وهو يستعد حاليا لاطلاق آخر طلقة في جعبته، اي تغيير جنرالاته، وارسال حوالي ثلاثين الف جندي اضافي الي العراق في محاولة اخيرة لتأمين بغداد، وبما يؤدي الي توفير الغطاء لاحقا لبدء عمليات الانسحاب الامريكية مع نهاية هذا العام تمهيدا للالتفات الي الملف النووي الايراني.
ديك تشيني نائب الرئيس الامريكي قال قبل عام انه لن يكون بمثابة المفاجأة بالنسبة اليه اذا اقدمت اسرائيل علي قصف المفاعلات النووية الايرانية تماما مثلما فعلت بنظيراتها العراقية عام 1981. اما الرئيس بوش فقد صرح علنا بانه سيكون رئيسا فاشلا وعاجزا عن القيام بواجباته كرئيس لدولة عظمي اذا غادر منصبه قبل انهاء التهديد الايراني النووي . وهذه المواقف الواضحة تشير الي ان الادارة الامريكية قد ترحب باي عدوان اسرائيلي علي ايران، الامر الذي يفســـر تلكـــؤها باتخاذ اي خطــــوات لوقف اطلاق الـــنار اثناء الهجوم الاسرائيلي علي لبنـــان، وامتـــناعها عن ادانة المجازر الاسرائيلية في الضـــفة الغربـــية وقطاع غزة، واخرها مجزرة بيت حانون.
فما تسرب من انباء يشير الي ان الادارة الامريكية بدأت الاستعداد لحرب ضد ايران منذ فترة طويلة، واتخذت خطوات عملية في هذا الخصوص، ابرزها زيادة مخزونها النفطي بشكل هائل وبما يكفي لاكثر من عشرين شهرا اضافية، وهذا ما يفسر ارتفاع اسعار النفط لاكثر من سبعين دولارا للبرميل ثم تراجعها الي خمسة وخمسين دولارا وارسال المزيد من الاساطيل والغواصات النووية وحاملات الطائرات الي منطقة الخليج، واجراء مناورات عسكرية بحرية بمشاركة الدول المضيفة.
ويبدو ان التطورات الحاصلة حاليا في المنطقة تصب في خدمة هذه الاهداف الامريكية، ونحن نشير هنا الي حالة الاستقطاب الطائفي المتصاعدة الي حد الجنون التي بدأت بالحرب الاهلية الطائفية في العراق، ووصلت قمتها باعدام الرئيس العراقي صدام حسين يوم عيد الاضحي، وتوجيه اهانات استفزازية له قبل لحظات من صعوده الي حبل المشنقة، والتمثيل فمن المؤسف ان شعبية الحزب ورئيسه السيد حسن نصر الله تراجعت ولو جزئيا وبسرعة، بسبب .....
هناك من يجادل بان ايران اذكي من ان تدفع الامور الي المواجهة مع الولايات المتحدة، فهي دولة مؤسسات، وصاحب القرار في ايران لا يمكن ان يرتكب اخطاء نظيره العراقي، والمسألة مسألة مساومة واعلاء قيمة الثمن المنتظر من واشنطن والغرب، وهو دور ايراني اقليمي اكبر، ومساعدات غربية. ويقول هؤلاء ان ايران حصلت من امريكا علي كل ما تريد دون ان تطلق طلقة واحدة، عندما خلصتها، اي امريكا من اكبر عدوين لها، وهما نظاما طالبان في الشرق والبعث في الغرب.
وربما تنطوي وجهة النظر هذه علي بعض الصحة، ولكن هناك شريطين اساسيين حتي تستقيم، وهو تخلي النظام الايراني عن طموحاته النووية اولا، او قبول امريكا بايران عضوا في النادي النووي، والشرطان مستحيلان حتي الآن، لان تخلي النظام الايراني عن طموحاته النووية قد يكون بداية انهياره، وقبول امريكا بايران قوة نووية يعني بداية النهاية لهيمنتها علي ثلثي احتياطات النفط في العالم المتمركزة في منطقة الخليج
.
دول الخليج العربية ستكون الخاسر الاكبر في حال اندلاع الحرب او التوصل الي صفقة سلمية امريكية مع ايران حول البرنامج النووي، فاندلاع الحرب يعني انتقاما ايرانيا بتفجير ابارها النفطية وضرب القواعد العسكرية الامريكية فيها، وحدوث تسرب نووي في منطقة الخليج اثر ضرب المفاعلات الايرانية باسلحة تقليدية او غير تقليدية لان هذه المفاعلات، وبعضها تطل علي الخليج. اما التوصل الي صفقة امريكية ـ ايرانية، فيعني دخول هذه الدول لبيت الطاعة الايرانيl'irrascibilit? de Atwan le la?que, ou disons plut?t la HAINE du la?c Atwan contre la R?publique Islamique, et tout ce qui est "islamique authentique", remonte en surface, et il perd sa lucidit?, car il lui faut se montrer docile vis ? vis des financiers et de ses riches m?c?nes et lecteurs s?oudiens "islamo-folkloriques traditionnalistes", de l'?migration en Angleterre et en Occident, qui l'aiment et le d?testent en m?me temps, comme la?c trop "ind?pendant ? leur go?t" et trop m?prisant pour leur b?dounisme et leur wahabisme ou leur salafisme "faux d?v?ts", teint? de Scotsh, de Brandy, de "girls friend halalis?es autant de fois que n?cessaire et que le permet la bourse du Salafi en RUT, par la technique de mysiyara Ben bazienne, ou Zendanienne", et de danse du ventre des "belles dhimmis chr?tiennes libanaises ou syriennes", le chapelet ? la main, le narguilet de l'autre، ودفع الجزية لحاكم طهران.
نأمل ان لا تتطور الامور في هذا الاتجاه، وان يتم التوصل الي حل يجنب المنطقة العربية مواجهة جديدة، ولكننا نعترف بان الامل شيء، والواقع علي الارض مختلف تماما. فالحروب في الغرب ضد دول الشرق، والعربية والاسلامية منها بشكل خاص، تبدأ من خلال التسريبات والحشد الاعلامي. وما نشرته الصنداي تايمز ربما يكون البداية في هذا الخصوص
.
ithviriw
 

Messagede ithviriw » Jeu Jan 11, 2007 13:56

Assalamou 'alaikoum wa Rahmatou Allahi wa Barakatouhu;

En r?ponse ? des insinuations sur Rachid B?naissa, par des gens qui heureusement ne le connaissent pas, voici un petit ?chantillon de son courage et de sa d?votion ? l'Islam:

En compl?ment ? l'artıcle ci dessous:

"...Un amı quı a prıs ma d?fense sur un sıte m'a rappel? ce quı suıt:
En 1966,au lendemaın de la pendaıson de Seyyıd Qotb, je suıs all? voır le Cheıkh Sahnun-Rahımahullah- pour luı demander de condamner la pendaıson.
Apr?s une demı heure de palabres, le regrett? Cheıkh me fit part de son refus, d'exprimer son indignation et sa condamnationde ce meurtre abjecte et inique, sur le minbar eljoumou'a, et m?me durant le Dars rituel qui suit la pri?re du Maghreb.
Devant mon insistance, il m'a par contre propos? de "dıspara?tre de la mosqu?e pour deux heures", et de me laısser prendre la parole apr?s la prı?re du maghreb, mais bien s?r, en son absence..
J'ai saisi l'occasion offerte, je ne me suis pas d?gonfl?, et j'ai donc assur? le Dars.
J'aı donc exprim? mon indignatıon qu'un grand Alım de l'Islam omme l'est sans aucun doute, Sayed Kotb, Rahimahou Allah, fut pendu sans que quelqu'un ne s'en ?meuve ou s'en indıgne, devant des musulmans m?dus?s, commettant pour moi un v?riable blasph?me, avec ce meurtre de sang froid..
Dans la foul?e, j'avaıs condamn? la lıvraıson par Alger d'un fr?re musulman r?fugi? en Alg?rie, ? l'Egypte de Nasser, que j'admirais pourtant par ailleurs, pour son nationalisme et sa r?sistance ? l'imp?rialo-sionisme, mais qui commit pour moi, le crime irr?parable d'avoir pendu non point un criminel comme l'est sanscontese aucun aujourd'hui Sadam, non, mais un homme de Paix, qui, comme Sayed Al Hussein, as, s'opposa au r?gime marxisant de Nasser, par la plume, la voix, la raison, et surtout le Coran !
Son attitude donc, vis ? vis de Sayed Qotb, et des fr?res musulmans ainsi qu'? l'intelligence issue d'Al Azhar, dont nombre d'enre eux, l'aid?rent pourtant ? r?aliser la R?volution et ? se d?barrasser de Farouk, me d?sappointa et surtout m'apprit ? distinguer entre politique et religion, tout au moins, en ce qui concerne Nasser quı fıt pendre Sayed Qotb, ra.

Alert?e, la polıce arrıva dare dare et je fus emmen? au commıssaırıat ou je passaıs deux nuıts...
Il y a des gens pour s'?tonner que les parents des vıctımes rappellent au bourreau SADAM, et ? ses complices, les noms de Sayed Baqır Sadr, de l'honorable sommit? islamique, Ayatollay Sadr,ra, ce p?re que ne pouvait ?videmment pas oublier le digne fils Moqtada, ni les Oul?mas musulmans qui furent ss disciples et lui doivent tant ..et combien d'autres Ayatollah et Chouyoukh Al Islam morts dans l'anonymat d'un matin glacial et lugubre, comme El Hakım et tant d'autres pendus, assassin?s, tortur?s dans les ge?les de Sadam, surtout ? l'occasion de f?tes islamiques, selon un rituel classique des baathis "ath?es" et alrs anti-musulmans et mat?rialistes, et sans que jamais quelqu'un ne s'en ?meuve, bien au contraire...

Aujourd'hui on verse des larmes pour celui qui a v?cu et qui est mort pour l'Am?rique...


Rashid BENAISSA."

Ce texte est une traduction d'un post trouv? sur un forum en Allemagne ecrit le 30/12

Il n'a pas de URL en fran?ais


Bonne lecture

Saddam vit et meurt aux services des ?tats-Unis



Donc, ce massacreur aurait ?t? pendu dans la nuit et son corps devrait ?tre enterr? sous X. Mais pourquoi entretenir si abondamment la th?orie de conspiration ?

Quelle vie aux services des ?tats-Unis! Il fut recrut? pendant ses ?tudes en Egypte par un agent de la CIA, puis il s'?tait litt?ralement propuls? ? la t?te de l'Iraq. Il a fait assassiner tous ceux qui pouvaient nuire aux int?r?ts ?tats-uniens, r?volutionnaires islamique ou communistes. Il aurait tu? personnellement beaucoup de membres de la famille des savants Sadr et Hakim. Il avait d?clench? la guerre atroce, avec le soutien massif des Etats-Unis, contre la jeune R?publique Islamique d'Iran. Il a utilis? des gaz toxique, avec le soutien massif des Etats-Unis, contre son peuple, et le monde occidental, dans son ensemble, n'a pas r?agi (sauf une critique prudente de l'ex-Ministre des Affaires Etrang?res M. Genscher, qui depuis ce temps-l? fut appel? par les musulmans ? fr?re Genscher ?, et par cons?quent fut d?test? par les ?tats-Unis). Saddam a attaqu? sous la pression des ?tats-Unis le Kowe?t, pour ensuite laisser sa pseudo arm?e reculer sans r?sistance. Quand il a encore eu les faveurs des ?tats-Unis il a ?t? encourag? ? r?primer dans le sang les soul?vements de Kerbela. Si l'on en juge par la derni?re invasion des troupes am?ricaines il a manifestement veill? ? ce que l'arm?e ne s'y oppose pas (la vraie r?sistance a commenc? incontestablement bien plus tard). Et puis on l'aurait trouv? soi-disant dans un ? trou ?, qu'elle parfaite mise en sc?ne! Et maintenant il serait mort !

Des milliers de gens ont attendu sa mort. M?me si l'Union Europ?enne rejette la peine de mort, Saddam a beaucoup trop de meurtres sur sa conscience (probablement seulement surpass? par ses contemporains Bush et Olmert), pour que quelqu'un puisse verser une larme sur lui. Et la nuit derni?re, ? l'aube, il aurait ?t? ex?cut? ? huis clos en Iraq. Mais pourquoi on ex?cute un tel homme ? huis clos - quand tout le pays attend son ex?cution? La t?l?vision iraquienne l'a annonc? en se reportant au Minist?re des Affaires ?trang?res ? Bagdad. Depuis quand un Minist?re des Affaires ?trang?res est comp?tent pour la mise ? ex?cution de la peine de mort ? l'int?rieur d'un pays ?

L'ex?cution aurait ?t? film?e et prise en photos. Mais jusqu'ici aucune d?cision n'aurait ?t? prise pour savoir si on allait montrer les images au public. Pourquoi donc le monde entier devrait croire que l'on va refaire les images ? la fa?on d'Hollywood, une fois de plus? Et pourquoi on ne rend pas le corps? Comme l'a dit pr?cis?ment l'avocat am?ricain, Curtis Doebbler ? CNN, le gouvernement irakien ne veut pas transmettre le corps ? la famille de Saddam, mais l'enterrer sous X. Tout le monde a alors l'opportunit? de croire ou de ne pas croire ? l'ex?cution, mais pourquoi ?

Le journalisme occidental est devenu en notre ?re un drame et il surpasse en sa fid?lit? aux r?gimes en place et avec ses reportages qui puisent dans des sources qui lui sont fournies, les anciens camarades journalistes de l'?poque du Pacte de Varsovie! Pourquoi un journaliste occidental ne pose-t-il pas des questions au sujet de ces comptes rendus qui sautent aux yeux du lecteur? Probablement parce qu'il conna?t les r?ponses et ne peut pas en parler.


Sans aucun doute: Saddam est mort ! Il n'est pas important de savoir s'il se trouve d?j? sous terre ou encore pour quelques ann?es dans une villa ? Malibu! Du reste il doit r?pondre de ses actes dans l'au-del? devant le Juge le plus Juste, et dans ce bas monde, il ne peut plus ?tre utilis?, d'ailleurs les ?tats-Unis n'en veulent plus. Donc pourquoi tout ce cin?ma autour de sa mort et cette parfaite mise en sc?ne qui ne sert que les th?ories de conspirations? La r?ponse est toute simple: le monde occidental - et avant tout les ?tats-Unis - ont dans ce cas, eux-m?mes besoin de ces th?ories !

Saddam n'?tait quand m?me pas la seule marionnette qui d?pendait du bon plaisir de l'occident et qui a fait tuer son propre peuple. Saddam n'?tait pas le seul massacreur en s?rie pour qui le sang des innocents n'a aucune valeur, lorsqu'ils peuvent rendre services aux donneurs d'ordre occidentaux. Dans de nombreux ?mirats et autres dictatures r?gnent des petits Saddam ! En Arabie Saoudite on en trouve toute une bande, qui elle adapte m?me les dates des F?tes islamiques, non pas d'apr?s le calendrier lunaire, mais conform?ment aux ordres des ?tats-Unis. Aujourd'hui par exemple, selon la lune, c'est le jour d'Arafat, mais c'est ce jour que les Saoudiens font c?l?brer A?d. Il n'est m?me pas permis ? ceux qui veulent encore rester aujourd'hui sur le Mont Arafat d'y demeurer. Le Mont Arafat est ?vacu? par des matraques! Dans quel autre Lieu Saint du monde, est-ce possible? En Jordanie r?gne un souverain h?r?ditaire qui a re?u sa formation dans une acad?mie d'officier d'?lite britannique. Son d?funt p?re ?tait un camarade de classe du dirigeant omanais. Au Maroc r?gne un roi qui se fait en plus appeler ? Commandants des Croyants ?, un quasi empereur, soutenu par les services secrets fran?ais. En Alg?rie et en Tunisie les tyrans n'ont m?me pas besoin de s'appeler roi. Si dans des ?lections des parties moins pro-occidentales sont ?lus, les ma?tres militaires savent que le soutien de l'occident sera assur? ? chaque putsch! En Egypte r?gne un homme que seul le fait qu'il ne fasse pas construire de pyramides le diff?rencie de la brutalit? d'un Pharaon, sans parler de ces actuels dirigeants en Iraq ou en Afghanistan.

Que doivent-ils tous ?tre en train de penser, lorsque une marionnette qui a si longtemps servi selon les souhaits des USA, est ex?cut?e sous leurs yeux? Ces dirigeants, eux aussi, qui n'ont pas suffisamment de r?flexion, pourraient se demander, ce qui leur arrivera un jour, quand ils ne seront plus utiles!?

Mais les ?tats-Unis ont tout pr?vu! Le d?c?s de Saddam a ?t? une telle mise en sc?ne qu'on peut expliquer - dans l'arri?re boutique - ? ces pouvoirs soumis ? l'occident, que m?me dans une telle situation pr?caire, les ?tats-Unis ont suffisamment de moyens pour leurs accorder des vieux jours paisibles. Non, on n'a pas livr? le Shah, on l'a laiss? mourir par cancer de mort naturelle en Egypte. Alors chers Rois, Princes, ?mirs, Cheiks, Tyrans pr?sidentiels et autres marionnettes du monde occidental, vous pouvez quand m?me avoir de l'espoir que les ?tats-Unis se battront pour vous lib?rer, car la corde vous attend d?j?. Mais on ne peut pas, naturellement, s'y fier mais seulement esp?rer que le mensonge dans le mensonge n'est pas aussi hypocrite comme le syst?me, qui pr?pare toutes ces mises en sc?ne pour l'humanit?.

Saddam est mort, de ce fait. L'Union Europ?enne dira que ce n'est pas bon. Les ?tats-Unis diront que c'est super. Les conspirateurs constateront les absurdit?s au cours des prochains jours et s'informeront sur le Net. Les m?dias vont couvrir le tout. Et pour le monde occidental, l'ann?e 2007 commence, comme l'ann?e 2006 a pris fin: Avec un syst?me qui croit pouvoir ma?triser ?ternellement le monde et opprimer une grande partie de l'humanit?.

Celui qui pense maintenant que l'enseignement de l'histoire (qui d'apr?s diff?rentes ?tudes n'est pas le summum de l'enseignement occidental) est piteux pour que le peuple ne sache pas que l'h?g?monie ?tats-unienne est appel?e ? dispara?tre, va vraiment trop loin avec ses id?es de conspiration. Mais elle ne durera pas ?ternellement !

Muslim-Markt

30 d?cembre 2006

Version originale en allemand: http://f25.parsimony.net/cgi-bin/topicf ... mmer=48229
ithviriw
 


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