CINEMA: Si Mohand U M'hand en tete d'affiche au FIFO

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Modérateur: amdyaz

CINEMA: Si Mohand U M'hand en tete d'affiche au FIFO

Messagede mbibany » Jeu Juil 07, 2005 11:28

Festival international du film d’Oujda

“Si Mohand U M’hand” en tête d’affiche

Le film, “ Si Mohand U M’hand ”, qui a mis plus de cinq années pour naître, sera en tête d’affiche dans l’une des plus prestigieuse rencontre maghrébine, le festival international du film d’Oujda (Nord-Est du Maroc). Ce rende-vous cinématographique qui ouvre ses portes à partir du 18 juillet prochain et qui s’étalera jusqu’au 23 du mois en cours, accueillera pas moins de neuf films en compétition officielle. Outre ce long métrage signé Rachid Ben Allel et produit par Liazid Khodja, il a été également sélectionné pour la compétition officielle des films tunisiens et marocains, tandis que les longs métrages mauritaniens et libyens seront visionnés en hors compétition. Sorti en janvier dernier, “ Si Mohand U M’hand ”, peut être d’avance classé dans le nouveau courant cinématographique né notamment avec “ La montagne de Baya ” de feu Azzeddine Meddour, de “La colline Oubliée ” d’Abderahmane Bouguermouh. Le courant du cinéma amazigh qui au fil des années est en train de s’étoffer et d’intéresser bien des cinéastes quelque soit leur langue maternelle. “ Si Mohand U M’hand ” est le récit ou plutôt le portrait un peu tronqué d’un personnage légendaire, d’un troubadour buté, qui n’a aucun moment courbé l’échine devant le colonisateur français. Ce film est orienté non vers le portait moral à proprement dit de cet homme, qui ne répète jamais deux fois un poème débité spontanément, mais plutôt vers une période colonialiste glorifiant la lutte d’un peuple. Cependant le caractère subversif de cet errant, a été évacué pour n’en laisser que le profil courageux, insoumis et accueillant. Ce personnage légendaire qui vivait presque de rien, Si Mohand U M’Hand Ath Hammadouche est né approximativement : vers 1845. Sa famille s’est très tôt engagée aux côtés de Cheikh El Mokrani contre la colonisation de la Kabylie. Le père, Mohand Améziane a été exécuté à Fort-National, l’oncle Arezki déporté en Nouvelle-Calédonie et leurs biens ont été confisqués. La famille ruinée et anéantie s’est dispersée, la mère s’est retirée dans la nouvelle Chéraïouia avec son jeune fils Méziane et là commença la vie de vagabond de Si Mohand, errant de ville en ville. Son frère aîné Akli s’est enfuit à Tunis avec l’essentiel des ressources de la famille. Si Mohand passa quelque 30 ans d’errance entre la Kabylie et la région de Bône (Annaba) où de nombreux Kabyles travaillaient comme ouvriers agricoles ou comme mineurs. Si Mohand mourrut en 1906 à l’hôpital des Sœurs Blanches de Michelet et fut enterré au sanctuaire de Sidi Saïd Ou Taleb. Si Muhand U M’hand reste l’un des grands symboles de l’identité kabyle et l’un de ses plus grands poètes. Ses œuvres, d’une grande émotion, qualifiées de plus légères que l’air, sont imprégnées de sa grandeur d’âme et de son attachement à ses valeurs, culturales et à sa terre bénie. Le poète, éternel errant, Fascinant, adulé mais aussi honni, ses œuvres ont été réunies et présentées au large public, grâce à un travail de longue haleine entrepris par Mouloud Mammeri, un héritage littéraire des plus précieux en amazigh. Son œuvre est un reflet de la société algérienne de l’après-guerre insurrectionnelle de 1871. Même si certains trouvent que ce film manque de justesse, il n’en demeure pas moins qu’il offre une idée de cet homme qui symbolise par excellence l’âme de la kabyle du début du siècle.

Rachida Couri

http://www.lemaghrebdz.com/culture.htm#1
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